09/12/2007

Le fusil à l'arsenal !

L’ADIEU AUX ARMES
Le débat sur l’arme militaire à la maison est relancé. Il doit être conclu, et vite, et dans le sens de la disparition totale des armes de services des foyers helvétiques.
Certes, une belle et noble tradition va disparaître. Oui, elle était belle, respectable et unique au monde ! Quelle responsabilité, quelle confiance entre peuple et autorités, entre armée et civils ! Un bel hommage rendu pendant  des décennies aux citoyens-soldats que nous fûmes.

Mais hélas, les temps on changé. L’harmonie entre armée et population n’est plus la même, l’éducation non plus, mais surtout le rapport à la violence a changé du tout au tout. Et c’est paradoxal ! Jamais, depuis le début du siècle précédent, la Suisse n’a été aussi protégée, éloignée de tout conflit militaire connu et, jamais la présence de telles armes à domicile n’a créé autant de drames ni de polémiques.  Elle n'est plus tolérable aujourd'hui et quelques larmes patriotiques valent moins que la vie d'un seul.

On peut le regretter, mais la confiance n’est plus possible qui permettait, comme avant, de confier une arme à n’importe qui. Car c’est bien de ce la qu’il s’agit : n’importe qui et les fragiles plus que les autres ! Aucun contrôle, policier, juridique, militaire, social ou psychologique ne garantira, comme ce fut le cas, le respect de la fonction ultime et unique de cette arme : permettre un accès armé au front en quelques heures. Mais, dites-moi, cela est-il encore, aujourd’hui une nécessité militaire en Suisse ?

Ce qui rend le débat difficile, c'est qu'il met en cause la raison militaire et politique de l'armée suisse au coeur de l'Europe à l'aube du 21e siècle. Ce débat-là devra être entrepris... bientôt.  

Commentaires

Tant que la Paix, n'est pas Mondiale, le concept du Citoyen-Soldat, effrayeras encore pour longtemps tout politicien avide du Pouvoir.
Aucune idéologie n'est meilleure qu'une autre, le communisme contre la démocratie.
Peut importe le Prix à Payer, la Démocratie doit pouvoir se baser sur une dissuasion puissante, comme celle nucléaire, pour que personne n'ait envie de recommencer.
On peut critiquer les USA, mais sans eux, pas de Démocratie.
Même au prix d'un Bush fils.
Aussi longtemps que l'UE seras aux prises avec la Russie, sur l'approvisionnement en gas, il n'y a pas d'issue possible.
Tant qu'une Armée Européenne ne seras pas mise sur pied, il est difficilement acceptable de s'en défaire du Pacte OTAN.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/12/2007

Ca s'arrange pas Victor... Faut essayer les antidelirium...à dose pesante.
Je me demandais dans quel état psychique serait l'ami des rastaquouères fascistes (j'adhère cette appelation non contrôlée), si un quelconque parti communiste suisse faisait 20% aux élections. A moins de 1% pour la gauche de la gauche helvétique et après la chute du mur, il en est à l'apoplexie...

Écrit par : ron linder | 30/12/2007

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