17/04/2009

La prochaine conférence Durban II

Sous la rubrique "PROCHE ORIENT" la Julie de ce 17.04.2009 annonce que: "Genève [est] prise au piège de la conférence antiraciste. L’Iranien Mahmoud Ahmadinejad s’impose en maître du jeu". Pas d'accord!

 


Est-ce vrai? je n'en suis pas certain. La politique n'a jamais été simple ni exempte de tensions. Elle a toujours nécessité une bonne dose de pragmatisme, parfois d'hypocrisie. Certes, le président Iranien est un personnage dangereux et pas recommendable, probable serviteurs docile des visées de l'Ayatollah Khameiny. Certes, il nie la Shoah et veut la dispatition de l'Etat d'Israël. Certes, dans son pays les grues servent davantage à pendre qu'à construire et l'Iran détient le triste record des pendaisons de jeunes. Certes, il a des visées hégémoniques évidentes sur son voisin irakien. Certes,...

Est-il pour autant maître du jeu? Le dire n'est-ce pas déjà lui donner une qualification indue, lui offrir cette aura qu'il recherche si fortement? Ne vaut-il pas mieux, en lieu et place d'images, de slogans et de racrourcis (légèrement?) populistes, lui donner l'importance que méritent ses propos et pas plus? En ce domaine, il est hélas vrai que la maniére dont s'est déroulée la visite de la Conseiilère Fédérale Mme Calmy Rey fut une tache dans notre comportement poilitique international.

Genève, prise au piège de la conférence ? Mais non ! Il n'y a pas de piège pour notre ville (c'est un slogan qui sent le parfum UDC). Elle fait son boulot de ville internationale et le fera bien, même la Conférence Durban II capote ou accouche d'une souri. Alors soutenons ce rôle de notre ville d'être lieu de dialogue, même si c'est avec le diable... cela vaut mieux que de le peindre sur la muraille.

Commentaires

" Genève, prise au piège de la conférence ? Mais non ! Il n'y a pas de piège pour notre ville ... "

D'accord avec vous, ce n'est pas Genève en tant que telle qui accueille cette conférence, mais l'ONU ...

Par conséquent, Genève joue simplement son rôle de ville hôte, du fait de la présence des institutions internationales en ses murs et remplit ses obligations. Cela ne constitue en aucun cas une caution offerte au régime iranien et encore moins à son président, aussi abject soit-il ...

Quant à cette conférence, quelle qu'en soit l'issue, son succès ou son échec devra être mis au crédit ou au débit de l'histoire de l'ONU.

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17/04/2009

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