23/06/2009

Iran: quel honneur pour la Suisse ?

Iran: n'y aura-t-il que les contrats gaziers dans nos relations avec l'Iran ou quel honneur pour la Suisse ?

Le 10 juin j'écrivais cette adresse aux plus hautes autorités suisses au sujet des graves menaces planant sur les réfugiés iraniens en Irak (au camp d'Ashraf). Pas de réponse à ce jour. Depuis, les événements en Iran même font craindre le pire, toujours pas de réaction. Certes, il n'est pas nécessaire - ni même utile - de faire des effets de manche comme certains dirigeants de pays voisins, mais il demeure qu'une information de la population sur une position ferme, lisible et claire de nos autorités serait bienvenue. Elle laverait cette tache malheureuse qui a flétri notre honneur: e voile de Mme la Conseillère fédérale M. Calmy Rey et la poignée de main de M. le Président R. Merz.


Gebève, ce 10 juin 2009

A Madame la Présidente du Conseil National,
A Monsieur le Président du Conseil des Etats
A Monsieur le président de la Confédération,
A Madame la Conseillère fédérale en charge du DFAE

Mesdames et Messieurs,
Récemment encore les contacts de notre pays avec l'Iran ont été renforcés par votre activité politique et commerciale. Les derniers en date se sont passés le 19 avril lors de la rencontre à Genève entre Monsieur le Président de la Confédération et Monsieur le Président de la République d'Iran.

Or, il apparaît aujourd'hui que, sous pression de l'Iran et de son président aux ordres d'une faction musulmanne dangereuse, l'Irak soit entré dans une phase déterminante concernant la survie du camp de réfugiés d'Ashraf en Irak. S'y trouvent depuis des décennies des opposants politiques au régime iranien, membres de l'Organisation des Moudjahidins du Peuple Iranien et de son gouvernement en exil. La police est entrée dans ce camp, les travailleurs qui y venaient chaque jour sont interdits, des personnes ont été arrêtées, des perquisitions faites.

Tout cela se fait sous la pression directe de cet Iran avec lequel notre diplomatie et notre économie ont tissé récemment d'intenses contacts.

Or, vous le savez probablement, ce camp est sous la protection de l'ONU et est reconnu par le HCR, il est aussi sous la protection des Conventions de Genève dont la Confédération est garante.

La situation est dramatique et un bain de sang ne saurait être exclu.
Je ne peux qu'espérer que tous les hommes et toutes les femmes épris de liberté et du sens de la responsabilité feront tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter le pire et que ces contacts pris par vos administrations seront exploités au plus vite dans ce sens.

Pour connaître depuis quelques années ces iraniennes et iraniens exilés, dont beaucoup ont un parent mort, assassiné, torturé par le régime iranien (savez-vous qu'en Iran les grues servent davantage à pendre qu'à construire?...),  je ne peux qu'être en admiration devant leur paix et leur force intérieures. J'ai rencontré à Paris il y a deux ans cette foule de plus de 50'000 personnes, jeunes en majorité. Ils espèrent en vous, ils espèrent en toutes les femmes et les hommes de bonne volonté.
Ne les trahissez pas et agissez, mais vite, car demain peut-être sera-t-il trop tard et le sang sera à la une des journaux...

Commentaires

La Suisse fait encore une fois preuve de petitesse, comme pendant la 2ème avec les persécutés du nazisme. C'est une des constantes de ce pays, ne jamais s'en prendre aux dictateurs oppresseurs. Pour des raisons simples à comprendre, de part ses positions, notamment dans le domaine de l'humanitaire, la Suisse utilise ce prétexte et prétend vouloir réglé les problèmes par la diplomatie et non par des prises de positions franches et clairs, dans les faits il s'agit d'une excuse hypocrite et révélatrice historiquement de certaines complicités, car les intérêt des banques suisses dans les régimes corrompus sont la clé de sa politique. A chaque fois qu'un scandale financier éclate, dans la ligne suivante on y trouve le mot "Suisse", il s'agit d'une oligarchie qui arrive à obtenir le feu vert de la part des politiciens à chaque affaire qu'elle souhaite entreprendre, ceci à la barbe de la population qui ne possède plus depuis longtemps d'immunité et d'esprit critique.
Alors vouloir agir dans cette mollesse, relève du cauchemar, sans compter les coups bas relayer par les administrations contre quiconque élève la voix. Dans les faits la Suisse utilise les mêmes pratiques que l'Iran, sans aller jusqu'à lapider ou pendre les contestataires, mais en les mettant sur des listes rouges génératrices de tracasseries.
Donc, Iran-Suisse, sont les deux coté de la même pièce, ce n'est pas par hasard si à Genève trainent plus de 150 employés de la mission Iranienne auprès de l'ONU, tous ces fils des mollahs ont leur mercedes et leurs passeports diplomatiques et fréquentent les bordels de la ville, loin du marasme national.
Nous parlons dune situation totalement décadente dont principaux complices des mollahs sont les banquiers privés helvétique !
La Suisse gère plus de 100'000 milliards de Chf dans ses instituts financiers, et les politiciens suisses, de gauche (Calmy-Rey) comme d'extrême droite (udc), entretiennent cette situation.
Alors demander aux politiciens de faire de l'ombre à ses principaux donneurs d'ordres, les banquiers, c'est peine perdue !
Concernant les populations Iraniennes, c'est l'horreur la plus cynique, les mollahs sont en train d'exécuter tout les contestataires du pays et des environs, ils n'ont pas le choix, le pays est au bord d'une révolution interieurs, alors ils font comme ont toujours fait les pires tyrans de l'histoire, la terreur directement inspirée des méthodes de la SS.
Mais là encore, la Suisse à toujours instigués les modus vivendi dans tous les régimes génocidaires, les banques mettent à disposition des spécialistes des coups d'états et des mesures coercitives contre les populations. Pour couronner, les industriels, qui ont mis au point les gaz tant pour l'Irak, que pour l'Iran et autres théâtres contemporains de massacres ou de génocides, également lors du 3ème reich, pour les fours crématoires, tous les cahiers des charges ayant permis leurs fabrications ont été conçus et connus par les politiciens suisses et par des entreprises helvétiques !
Comme les sociétés de blocher et les livraisons de produits chimiques à sadam, toujours le même constat, alors M. Neeser, ne faite trop confiance à ces professionnels de la déstabilisation et des régimes dictatoriaux clé en main !

Écrit par : Maurice | 08/07/2009

Les commentaires sont fermés.