27/06/2009

Une phrase de trop

TV Guide: une phrase de trop... hélas,sur une femme bien sûr.

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23/06/2009

Iran: quel honneur pour la Suisse ?

Iran: n'y aura-t-il que les contrats gaziers dans nos relations avec l'Iran ou quel honneur pour la Suisse ?

Le 10 juin j'écrivais cette adresse aux plus hautes autorités suisses au sujet des graves menaces planant sur les réfugiés iraniens en Irak (au camp d'Ashraf). Pas de réponse à ce jour. Depuis, les événements en Iran même font craindre le pire, toujours pas de réaction. Certes, il n'est pas nécessaire - ni même utile - de faire des effets de manche comme certains dirigeants de pays voisins, mais il demeure qu'une information de la population sur une position ferme, lisible et claire de nos autorités serait bienvenue. Elle laverait cette tache malheureuse qui a flétri notre honneur: e voile de Mme la Conseillère fédérale M. Calmy Rey et la poignée de main de M. le Président R. Merz.

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05/06/2009

La douceur de l'employé du cimetière

 

Dernièrement j'ai, comme pasteur, accompagné une famille pour la mise en terre d'une urne dans un cimentière d'une commune genevoise.

J'aurais voulu que vous fussiez tous et toutes là, vous qui avez perdu un être cher, vous qui accompagnez une plus fragile vers la mort, que vous fussiez là pour voir la douceur de cet employé mettant en terre les cendres de cet homme, pour lui inconnu.

Il s'agenouilla doucement sur la tombe, devant le trou déjà préparé, prit l'urne des mains de son collègue, - non, il ne la prit pas mais la reçut comme quelque chose d'infiniment précieux -,et doucement la posa avec mille précautions tout au fond du trou profond, se penchant humblement avec elle pour lui éviter tout heurt.

Etranger à ce défunt, ignorant tout de sa vie et de sa famille, cet employé se pencha et prit soin de cette urne, de cette vie avec des gestes d'une infinie tendresse.

 

Il se redresse, son collègue, plus pressé (plus gêné ?), lui tend une pelle remplie de terre. Il en prend une poignée et en enlève un à un les cailloux. Comme s'il ne voulait rien blesser, ni l'urne ni la famille et le souvenir de cette vie qu'on met en terre. Les mains de l'homme sont douces, maternelles. Encore une pelletée, encore les cailloux enlevés, les mottes défaites. Nous regardons, petite assemblée, nous étions quatre. Le temps passe, plus lent, comme suspendu à ces gestes infiniment doux et respectueux.

 

De ses mains, l'employé entoure l'urne d'une terre fine. Quelle doit être légère et bonne ainsi tassée autour de l'urne. Gestes simples et immémoriaux du jardinier. « La graine ne porte du fruit que si elle meurt... » Le trou se comble peu à peu. Le silence est traversé par le chants des oiseaux. L'homme se relève, encore tout imprégné de tranquillité. Il enlève deux ou trois brins d'herbe sur la tombe maintenant refermée, ratisse doucement le gravier et se retire.

 

Sait-il que par sa douceur et son respect il a allégé le passage de cette âme vers la mort et préparé sa résurrection ? Sait-il aussi qu'il a témoigné de ce qui nous lie nous tous les humains à la terre: humus et humanité viennent de la même racine, humilité aussi.