03/09/2009

Affaire libyenne. L'humiliation et la lourde responsabilté de l'UDC

On a beaucoup (et trop) utilisé le terme d'humiliation. A croire que le masochisme helvétique n'est pas un vain mot...

Quand un plus faible ou un plus honnête échoue devant plus fort et plus retors que lui, - et c'est le cas ici - l'humiliation n'est pas de son côté. Même s'il a commis des erreurs qui ont participé de cet échec.


Il est fort possible que le Président de la Confédération ait péché par manque de préparation et de concertation avec ses collègues, il n'est pas le seul... Il est tout aussi possible que l'intervention de la police genevoise ait été disproportionnée et évident qu'elle reflétait un manque de connaissance des susceptibilités de certains dirigeants. Mais, de grâce, ne donnons pas la corde pour nous faire pendre.

 

La raison de cette arrestation demeure valable et il est tout à l'honneur de la justice genevoise de l'avoir ordonnée et entérinée. Défendre le petit face à l'arrogance du puissant est tout à l'opposé de l'humiliation. Tout l'enseignement biblique nous enjoint à une telle attitude. Donc gardons la tête haute!

 

Mais il y a cependant une autre leçon à tirer de cette triste affaire: l'isolement de notre pays sur le plan diplomatique et international. Plus de réseaux, plus de soutiens, le Président libyen peut dire n'importe quoi sur notre patrie dans la capitale italienne sans que les dirigeants de nos pays voisins et les responsable européens ne réagissent et en nous aident. Consternante et grave révélation sur la faiblesse de notre position au sein de l'Europe.

Il est, à ce sujet, temps de dire haut et fort l'immense et coupable responsabilité politique de l'UDC en ce domaine. La faiblesse de nos réseaux, le manque de connaissance psychologique des nouveaux puissants du monde, arabe et l'occurrence, notre isolement diplomatique sont les fruits pourris de cette politique de l'UDC du « tout suisse et rien que suisse »: fermeture des frontières, rejet des responsabilités internationales, arrogance, refus de participer à de nouveaux réseaux internationaux, suspicion constante envers les organisations internationales et les étrangers en général. Alimentée par la crise des fonds en déshérence puis par celles des évasions fiscales, cette incurie explique pour une bonne part l'enlisement de cette triste affaire et notre incapacité à trouver des alliés pour en sortir. Il sera bon de se rappeler cela lors de prochaines élections.

Le combat entre une justice qui garde son sens et le féodalisme de certains sera encore long et difficile. Il  n'est  pas certain que les otages soient en Suisse bientôt. Ne fléchissons pas!

 

Commentaires

Concernant l'UDC, je ne suis pas de votre avis. Cette année devait être l'année de présidence de Blocher et cet homme ne se serait pas applati devant Kadhafi ! Les partis qui ont participés à son éviction (Socialistes, khmers verts et PDC) sont les seuls responsables de cette triste affaire. Il est vrai que seul Blocher secouait le cocotier et que, puisqu'il a été viré comme un malpropre, la douce somnolence des conseillers fédéraux à repris de plus belle. L'empêcheur de faire la sieste étant éliminé, pourquoi nos (soit-disant) élus se mobiliseraient-ils pour exiger le retour de deux otages ? Après plus de 400 jours de détention, Cruella ose dire qu'il reste 2 milimètres entre la Libye et la Suisse ! A part se moquer du peuple, je ne vois pas à quoi elle sert !

Écrit par : octave vairgebel | 03/09/2009

Voici une autre analyse de cette affaire, monsieur le Pasteur!
(j'en profite dès lors que nous sommes encore dans un pays où la liberté d'expression existe).

Et si dans tout cela il y avait plus sordide encore. Une vraie volonté de faire disparaitre la Suisse, et on se sert de Kadhafi pour allumer la mèche!
1) Pourquoi ce terroriste a été si bien accueilli au dernier G20 par tous les principaux dirigeants du monde?
2) Et pourquoi la Suisse n'a pas de droit d'entrée dans ces fameux G-machins?
3) Pourquoi aucun pays ne s'est avancé pour nous soutenir où nous aider à résoudre le problème?
4) Pourquoi nous avons tous les pays sur le dos pour le secret bancaire, et avons le sentiment d'être le seul "paradis fiscaux" au monde?
5) Pourquoi après les US, les pays se déclarent "à l'assaut" de leurs compatriotes fraudeurs (toujours en priorité dans des banques suisses, l'un après l'autre!
6) Pourquoi sommes-nous les seuls à avoir respectés les principes de l'OCDE par 12 conventions prés-signées et pas encore retirés de la liste grise!
7) Pourquoi cette année, et pas auparavant, alors que c'est la Libye qui est à la présidence de l'ONU! c'était connu d'avance cela!
...............etc!!!!!
Et si l'histoire se répétait?
Nous avons donné les signaux le 12.12.2007 par l'éviction de celui qui était à l'étranger le représentant de notre force patriotique, de nos convictions et nos traditions, et qui avait su démontrer dans les faits que la Suisse pouvait exister, voire fructifier en dehors d'un conglomérat bancal!
Si nous n'avions pas eu ces quatres Nullâtres (avec ceux qui ont votés contre) nous aurions eu cette année, Monsieur Christoph Blocher comme Président.

Nous avons donc un problème interne à résoudre avec tous ceux (les parlementaires) qui avancent à la manière des crabes. Qu'ils se présentent devant le peuple avec l'honnêteté de leurs convictions profondes et que nous choisissions nos "gardiens" et "défenseurs" pour notre Patrie!
Le temps est venu de faire bloc - UN POUR TOUS, TOUS POUR UN -
et de savoir que notre pays et nos droits, nous devrons les faire respecter, seuls contre tous!
Attention DANGER, l'histoire se répète!

Écrit par : Corélande | 03/09/2009

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