05/12/2009

Tolérance, religions et laïcité - l'Appel de Genève

L’appel spirituel de Genève

Mardi 1 décembre, devant la cathédrale St Pierre à Genève, cet appel a été proclamé une fois encore.

Pour réconforter ceux qui ont de la peine avec ce qui s'est passé dimanche, pour encourager tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté comme Sébastien, voici L’Appel spirituel de Genève.


 

L’appel spirituel de Genève

Mardi, devant la cathédrale St Pierre à Genève, cet appel a été proclamé une fois encore :

 

Parce que nos religions ou nos convictions personnelles ont en commun

le respect de la dignité de la personne humaine,

Parce que nos religions ou nos convictions personnelles ont en commun

le refus de la haine et de la violence,

Parce que nos religions ou nos convictions personnelles ont en commun

l’espoir d’un monde meilleur et juste,

Nous, représentants de communautés religieuses et représentants de la société civile,

demandons aux décideurs planétaires, quel que soit leur champ d’activité, de respecter de manière absolue les trois préceptes suivants:

>   Ne pas invoquer une force religieuse ou spirituelle

     pour justifier la violence, quelle qu’elle soit

>   Ne pas se référer à une force religieuse ou spirituelle

     pour justifier toute discrimination et exclusion

>   Ne pas user de sa force, de sa capacité intellectuelle ou spirituelle,

     de sa richesse ou de son statut social, pour exploiter ou dominer l’autre

 

Notre Appel, qui s’inscrit dans la tradition d’accueil, d’asile et de compassion de Genève, est ouvert à toute personne dont les convictions s’accordent avec les présentes demandes.

 

Association de l’Appel Spirituel de Genève

info@aasg.ch | www.aasg.ch

 

Samedi 19 décembre, 18h – 19h Temple de la Fusterie, Eglise Protestante de Genève. Organisation Appel spirituel de Genève

 

SOLIDARITE CONTRE LES PEURS

Avec Mmes Ruth Dreifuss, Martine Brunschwig Graf, Sandrine Salerno et M. David Hiler.

Vice Maire de Genève

Des messages de Mary Robinson (ancienne Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme) et de Sadako Ogata (ancienne Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés) seront lus.

Lectures : Charlotte Lenz et Naomi Bensrhir-McComish. Orgue : Humberto Salvagnin. Chants : le Trio a capella SKY, la chorale du GIL, Vibrations soufies, Margot Leboyer (soprano).

Entrée libre pour les donations CCP 10-265131-7 CHF

 

 

 

 

 

Commentaires

Et les musulmans, ils sont où?... Vous parlez de justification de la violence, mais s'agissant du vote des Suisses, où est la violence?

Écrit par : Carlitos de Unmauno | 05/12/2009

Les heures supplémentaires de nos "merveilleux" politiciens sont comptés à combien le samedi?

Il es vrai qu'ils ont aussi des faux frais pour les fêtes de noël!

Solidaire avec les opposants tunisiens, et vous les politiciens on ne vous entends pas sur ce sujet?

Écrit par : dominiquedegoumois | 05/12/2009

J'ai tapé "lapidation" sur Google, je ne peux que vous demander de jeter un oeil sur les vidéos avant de nous parler de tolérence et de paix merci!

Écrit par : dominiquedegoumois | 05/12/2009

Si on commence à taper des mots qui ont de relation avec les religion, on peut s'arrêter au mot "lapidation". Jetez un clin d'œil au mot "Jésus" ou "Passion of Jesus", vous ne pouvez point compter.

Écrit par : Hassen | 05/12/2009

Si on tape "lapidation" + Bible, on sera édifié et si on utilise un moteur de recherche pour trouver ce même mot dans le Coran, vous en trouverez...ZERO. Je vous lance le défit de trouver un seul verset du Coran qui parle de lapidation!! Alors grande gueule, au lieu de parler dans le vide, amener nous une preuve dans le Texte Sacrée "Le Coran"! Utilisez le même procédé avec la Bible! Chiche si vous êtes honnête!!!!!

Écrit par : Inside | 05/12/2009

Si on commence à taper des mots qui ont de relation avec les religion, on ne peut pas s'arrêter au mot "lapidation". Jetez un clin d'œil au mot "Jésus" ou "Passion of Jesus", vous ne pouvez point compter.

Écrit par : Hassen | 05/12/2009

@Inside
je suis tout à fait d'accord avec vous!

Écrit par : Hassen | 05/12/2009

Découverte ! Très intéressant ! Bonne lecture et fraternelle amitié :

Archives OummaTV Débats Contact
Articles
Accueil du site > Articles
La place de Jésus dans l’Islam










vendredi 27 juillet 2007 - par Cheikh Khaled Bentounès


Pour comprendre la place de Jésus (sur lui le salut et la paix) dans l’Islam il faut aller à la source, revenir au Coran : message divin révélé au Prophète Mohammed (sur lui le salut et la paix).

A l’avènement de l’Islam, il y avait de nombreux sujets de division entre les différentes communautés chrétiennes (les monophystes, nestoriens, priscilliens, ariens…) se réclamant du message de Jésus. Est-il fils de Dieu ? Dieu lui-même ? Quelle place accorder à Jésus ? Dans ce contexte le Prophète Mohammed, à travers la révélation coranique, va honorer et réhabiliter Marie et préciser la mission de Jésus.

Dans l’Arabie pré-islamique, deux événements majeurs, en relation avec les chrétiens marquent le destin du Prophète : le premier, lors d’un voyage avec son oncle Abu Talib en Syrie à l’âge de 7 ans Mohammed est reconnu, à certains signes, par le moine chrétien nestorien Bahira. Le second a lieu lors de la première révélation du Coran au Mont Hira qui troubla le Prophète et c’est un chrétien dénommé Warraka, parent de sa femme Khadija, qui lui confirmera sa mission prophétique .

On peut aussi ajouter qu’au cours de la période mecquoise où les musulmans étaient oppressés le Prophète Mohammed recommande à ses compagnons d’émigrer vers l’Abyssinie chrétienne avec qui il entretenait une relation cordiale et amicale. En effet, le Négus, roi d’Abyssinie, avait entendu parler du Prophète et lu les premiers récits coraniques parlant de Jésus et Marie. Ayant été touché par la vénération et le respect avec lequel le Coran parlait de Jésus et de sa mère, il accorda sa protection aux premiers émigrés de l’Islam malgré la réprobation répétée des mécquois avec lesquels pourtant il entretenait un fructueux commerce.

A sa mort, le Prophète Mohammed réunit ses compagnons et il fit avec eux une prière dans la mosquée de Médine pour le repos de son âme. Un autre événement qui donne réfléchir sur les relations qui existaient entre les deux communautés. Lorsque la délégation du Najrân (région se situant actuellement au Yémen) arriva à Médine avec soixante personnes et à sa tête un évêque pour voir le Prophète et passer avec lui un pacte d’alliance. Voulant prier il demandèrent un lieu pour célébrer l’office. Le Prophète leur suggéra que le meilleur lieu pour prier était sa mosquée : la maison dédiée à l’adoration de Dieu. Et pour la première fois la messe sera célébrée dans l’un des lieux les plus saint de l’Islam

On le voit, la reconnaissance et le respect de Jésus et de sa communauté existent dès le début de la mission du Prophète. Ainsi les rapports entre l’Islam et la chrétienté se trouvent dès le départ invités au dialogue et au respect mutuel.

Comme les textes le prouvent, il existait un rapport fécond, d’une grande richesse d’échanges tant du point de vue intellectuel, artistique, commercial et spirituel, malgré les affrontements d’intérêts politiques, économiques, qui jalonnent l’histoire, chacun utilisant ses références religieuses et dogmatiques pour justifier sa domination. Ce bref aperçu évoqué, quel regard porte le musulman ouvert et sincère sur Jésus (Sidna Aissa) très souvent associé à Marie (Myriam) ?

Il est considéré comme un être spirituel exceptionnel. Exception confirmée par le Prophète quand il annonce le retour de Jésus pour les temps messianiques où la paix, la justice, l’égalité triompheront enfin sur terre.

Donc dans la conscience musulmane le retour de Jésus est une espérance. C’est la fin d’un cycle apocalyptique au cœur duquel se trouvent les germes du renouveau. Dès lors les hommes s’uniront pour oeuvrer au bien de l’humanité et terrasser le mal.

Ce que je viens d’évoquer, concerne l’aspect extérieur, l’aspect temporel celui lié au sens de l’histoire. Il existe un autre aspect peu connu c’est celui de la place accordée à Jésus par l’ésotérisme musulman. C’est celui relatif au verbe incarné de Dieu comme le dit le Coran sourate 4, verset 171 :

Cela signifie qu’il est intemporel. II ne peut être ni cerné, ni connu, ni localisé. Le message spirituel de Jésus ne peut pas se révéler à celui qui ne va pas à la source même d’où émane cette réalité divine. Dans l’ésotérisme musulman (Tacawwuf - soufisme), il y a des stations (degrés spirituels) pour chaque prophète évoqué dans la Bible, et dans le Coran. La station de Jésus est particulière et parmi les plus élevées. Son enseignement délivre une spiritualité pure sans lien déterminé dans le temps et dans l’espace.

Cette réalité se révèle à celui qui fait l’effort soutenu d’arriver à cette station, à ce maqqam de Sidna Aïssa (Jésus). Celui-ci, délivre un message extraordinaire : la force de l’amour à puissance sur tout. Par sa naissance Jésus nous apprend que les lois physiques, et temporelles qui gèrent la création peuvent être bouleversées voire inversées par le divin, telle la résurrection des morts. Notre conception du divin se référant uniquement aux lois qui gèrent le monde manifesté est si limitée, qu’elle nous empêche de comprendre la mission de Jésus et sa station. De ce fait, son message demeure inconnu pour le plus grand nombre.

Pour les soufis, Jésus est l’émanation ou la démonstration physique que l’être par une voie initiatique peut retrouver l’essence universelle qui donne équilibre et harmonie au monde manifesté, mystère de la création. L’avènement du message mohammadien vient confirmer et révéler dans sa profondeur le contenu du message christique. Comme le dit le prophète Mohammed « Nul n’est plus en droit de se réclamer de Jésus et Marie que moi-même, car entre lui et moi il n’y a aucun prophète ». Ainsi le message rnohammadien devient le miroir révélateur de Jésus car entre les deux prophètes il n’y a aucune altération, aucune rupture. C’est donc dans l’équilibre entre ses deux pôles que le mystère de la vérité se dévoile à l’homme.

Ce qu’on peut encore retenir du message de Jésus c’est que les valeurs matérielles du monde ne sont que l’ombre trompeuse des illusions qui nous égarent et exacerbent nos passions. A l’exemple de son entrée dans le temple pour le purifier, Il nous invite à se situer à la verticalité du Divin, symbole du soleil au zénith ou nulle ombre est perçue ou nulle illusion est permise. Par-là, l’homme est habité par l’esprit divin. Quant à Mohammed, il apporte lui l’équilibre de l’horizontalité, symbole du serviteur qui accepte totalement son appartenance au divin. Il se confie à Lui, et assume cette responsabilité d’en être le témoin dans le monde. Ainsi l’homme habité par le divin, réalise et manifeste l’état parfait de l’homme universel.

Selon l’ésotérisme musulman si Jésus de par sa naissance échappait aux lois physiques de la vie, sa mort devrait aussi échapper à celle de tout un chacun. Car il existe une réciprocité. Pour les musulmans en général et les soufis en particulier Jésus a été élevé à Dieu, n’étant d’ailleurs pas le seul puisque d’autres prophètes sont dans le même cas : Elie, Idris, Enoch, ... Cette élévation est une occultation mais aussi une présence, une permanence.

Il était, n’est plus mais personne ne peut dire où il se trouve, ou qu’il n’existe plus. On ne peut le situer dans l’espace ou dans le temps, sans nier sa présence. Si on lui assigne une place, un rôle, une fonction même la plus sacrée, elle demeure en dessous de la vérité qu’il incarne car le message spirituel de Jésus est élevé et intemporel. Mais chacun par une démarche intérieure de purification, d’humilité, de pardon, d’amour peut retrouver l’essence de ce message, son parfum et sa béatitude.

J’ajoute qu’on pourrait aussi qualifier le message de Jésus de radical. Il ébranle la forteresse des croyances, des dogmes, des certitudes... notre conception limitée des choses de ce monde, qui n’ont de réelles valeurs qu’en étant rattachées à l’essence, à Dieu. Sans ce rattachement, les pouvoirs, les savoirs, les connaissances ne sont qu’illusoires. Le message de Jésus ne se comprend et ne se vit que dans l’amour absolu intransigeant et décapant.

Cette vertu, cet état d’être sont très difficiles à concevoir et à réaliser. Il suffit de voir comment nous vivons. Le constat est affligeant ! Quelles sont les valeurs qui déterminent notre époque ? Jésus est le verbe divin et les valeurs qu’il enseigne ne sont pas celles sur lesquelles reposent notre monde. Nous ne comprendrons son message et réaliserons cette transformation alchimique que par la quête de ces valeurs spirituelles et chevaleresques qu’il est venu pour nous enseigner.

Un message prophétique où l’homme est prêt à se sacrifier pour le bien être d’autrui afin que la Vérité demeure parmi nous. Ainsi il triomphe de l’absurdité de son égocentrisme , il renaît et il vit dans le monde parfait de l’Essentiel.

Qui laisse croire qu’il n’existe aucune réalité, hormis celle que l’homme s’impose dans ce conflit permanent avec lui-même et avec son prochain ? Incapable de pardonner car incapable de se pardonner. Aujourd’hui nous sommes dans les situations où le message de Jésus semble d’une urgence capitale, voire vitale. Notre monde est gravement malade, seule une médecine radicale peut le soigner.

Pourquoi tant de misère et de haine, de conflits et de corruption ? Au nom de qui ? Pour servir quels intérêts ?Au nom de Dieu ? Au nom d’Allah ?... Quel est le sens d’un monde en démence où personne n’ose dire la vérité par peur d’être incapable de la vivre et d’en assumer la responsabilité et les conséquences. La vérité est exigeante comme l’est le message de Jésus. Dans l’atmosphère dramatique de notre époque qui peut concevoir que pour trouver Dieu il faut tout donner. Quel est le pays, la communauté, l’être capable de tout donner pour tout recevoir ?

Dans le monde actuel ne pas tricher avec soi-même soulève mépris, ironie et sarcasme. Pourtant nous allons vers un monde qui nous impose d’ être et non de paraître. Humain se conjugue au verbe être et non au verbe avoir. C’est à ce prix que nous pourrons résister au chaos qui nous attend.

Que Dieu accorde sa grande miséricorde à tous les innocents qui périssent par la faute de l’incompréhension et de la bêtise humaine.

Écrit par : coucou | 05/12/2009

Comme chacun sait , l’image de l’islam sur le net est de plus en plus contrariée .

Les médias arabes ou musulmans , sensés apporter un complément de clarté sur une bonne version francophone , sont absents .

Ils laissent donc la place à des médias citoyens qui , loin d’être citoyens , font indirectement la guerre froide à d'autres citoyens .

Allez comprendre !

La guerre de désinformation est déclarée depuis belle lurette .

Il est temps d 'en faire un point d'honneur pour la liberté de toutes les croyances .

La nouvelle génération hérite d 'un contexte controversé certes mais combien riche de par sa diversité socio -culturelle .

Comprendre l’enjeu politique en respectant la responsabilité confessionnelle de chacun est le début de cette fameuse conscientisation des médias .

Il s’agit non seulement de l’image de l’islam mais de toutes les autres religions .

Cet enseignement incite assurément à une participation plus souple et plus humaine de la communauté dans le Web.

Pourquoi pas donc un Congrès de l’ Islam et du Web ?

Une opportunité pour partager les connaissances et les convictions propres à chacun sans la prétention de détenir la Vérité absolue .

Sinon les risques de dérapage ethnique ou racial , contraires au code déontologique des médias , de la liberté des droits humains , des principes des religions , deviennent monnaie courante .

Beaucoup de bavures sont signées un peu partout à cause de ce manque cruel de sensibilisation et de prise de conscience .

Comme c’est le cas dans certains sites , hélas , se définissant en tant que média citoyen ...

Quant aux jeunes en quête de projets évenementiels :

Ils ont autant l’embarras du choix tant dans la thématique centrale que dans la ville du festival .

Toujours dans le théme du dialogue , de la paix , de la tolérance et notamment de l’ouverture des frontières d’esprit .

La véritable bataille écologique de l’information se joue essentiellement , comme on l'a précisé , sur le net .

Et le champ d'action de cette médiatisation citoyenne se résume à unir les coeurs à la lumiére du choc civilisationnel .

L'objectif étant de donner une meilleure visibilité et transparence du monde des médias arabes et musulmans au public francophone .

Ce qui n'est pas encore le cas .

Ce qui pourrait aussi faciliter davantage une compréhension mutuelle des différentes identités .

L’obligation de lutter contre les séparatismes , les ségrégations raciales , ou encore tout simplement l’obscurantisme , s'impose .

La seule raison prédominante étant un réel et profond respect de l’Autre .

Car en fin de compte nous sommes tous des enfants d'Abraham comdamnés à vivre ensembles .

Pour le meilleur et rien que pour le meilleur !

Un grand prophéte qui , par sa légendaire hospitalité , a bel et bien marqué l'histoire de l'humanité.

Écrit par : Nasrallah Belkhayate | 05/12/2009

J'avoue ne pas saisir la plupart des discours ici présents. En réalité je n'en comprend pas le but.

J'ai l'impression que certains essayent de justifier leur religion. C'est pour ma part, très indicatif sur les conséquences d'un vote de la peur. Beaucoup on de l'incompréhension. A titre personnel, je trouve dommage que des musulmans doivent se justifier. J'encourage volontiers l'échange d'idées et les débats œcuméniques, mais je dénonce le besoin de justification.

Avec le vote passé, les représentants de notre pays ont compris le message :
"Nous avons peur des musulmans et de leurs violences. Nous ne les voulons pas chez nous car ils nous envahissent."

Je pense que c'est en partie juste. Moi aussi j'ai peur des dérives. L'OMC en est la preuve. C'est partie en vrille. Le soucis, c'est que l'on associe trop souvent la guerre, la conquête avec les mots "Islam" "Musulman" "Coran".
Je doute que dans sa vrai nature cette religion (sœur du christianisme dans son berceau) véhicule un esprit de conquête et de haine.

Beaucoup de gens mélangent incompréhension et agression. Un agneau saigné est pour nous, européen central, synonyme de torture et déshumanise. Mais toute une démagogie se cache derrière cet acte. A nous de la comprendre pour mieux l'accepter. A nous de ne pas interdire purement et simplement cette pratique, mais de la rendre acceptable à nos yeux avec des procédés différents.

Essayons de nous comprendre pour mieux nous accepter. Pas la peine de se justifier. Nous sommes assez intelligents pour demander aux voisins pourquoi c'est si important. Si mon voisin aime se pavaner nue dans son jardin. Je ne vais pas lui interdire simplement parce que cela me choque. Je vais lui demander ce que cela lui apporte. Je vais lui demander pourquoi il ne pense pas à l'enfant jouant au foot qui pourrait être choqué par cette nudité. Je vais lui faire comprendre que dans son jardin, il cause du tord à son voisin. Alors là, peut-être que je pourrais comprendre son acte et lui même comprendre ma réticence. Un terrain d'entente sera trouvé ou alors en ultime recours la constitution lui expliquera les valeurs fondamentales. Mais j'aurai compris.
En aucun cas, je ne l'aurai traité de pervers. En aucun cas, ma vision se sera restreinte à mes valeurs propre.

Les médias dans ce sujet son très néfastes. Souvent en zappant sur mon vieux poste de télévision, je vois des images CNN de taliban, soldat américain, et autres protagonistes musulman associés à la violence. Voilà ce que véhiculent les médias concernant l'Islam. Mais ce n'est pas tout. Combien de fois ai-je moi-même eu des discussions avec des personnes ne partageant pas mon opinion ? J'ai une vision globale de la situation. Nous vivons sur la même terre et achetons nos produits dans nos mêmes magasins. Pourquoi devrais-je avoir peur d'une personne considérant le porc comme viande impure ? Je devrais avoir peur de la personne utilisant mon ignorance pour me faire passer un message de révolte.

Nous avons tous des voisins étrangers dans nos quartiers. Sont-ils eux même plus violents que ces "blancs" cassant les vitres de nos magasins ?
Prenons ensemble les transports en communs, écoutons et comptons les différentes langues qui si pratiquent. Il m'est arrivée dans compter 5 dans le même bus. Devrais-je avoir peur de ces gens qui prennent comme moi le bus ? Y-a-t-il eu une seule tentative de conversion de ma foi dans ces bus ? Pas une !

Dans ce monde, le brassage ethnique est déjà bien amorcé. Nous l'ignorons la plupart du temps. Nous parlons d'insertion mal faite quand nous regardons dans les centres de réfugiés. Nous ne voulons pas les voir. Nous n'allons pas regarder dans les prisons ou la majorité musulmane est très clairement présente. Mais dans le bus, combien d'étrangers insérés voyons-nous ? Moins que dans les prisons et les centres réunis ? Bien-sûr que non.

Regardons en face la réalité qui s'offre à nos yeux. Nous voyons que nos voisins sont aussi souriants que nous. Ils ont un travail, certains des aides sociales... comme moi en se moment. Devons nous interdire à ces gens l'hospitalité qui leur est due ? Je crois en mon fort intérieur que nous accordons trop d'importance aux nouvelles de notre boite à images magique, mais, pas assez à ce qui se passe tout les jours dans nos rues. Passons ensemble à travers les rues marchandes. Ne regardons pas les manouches qui nous font peur et nous répugnent. Mais regardons les passants que nous croisons et essayons de deviner d'où ils viennent.

Peut-être que nous nous rendrons compte que l'insertion est déjà faite, et que nous n'avons aucune raison d'avoir peur. Il ne nous reste plus qu'à nous ouvrir et aller comprendre les divergences d'opinions. Nous trouverons un terrain d'entente sans pour autant mettre mal à l'aise notre voisin qui ne fait que travailler et vivre... comme nous.

C'est avec cette philosophie, que moi, étudiant ai eu la chance de vivre avec une future pasteur. Je ne suis rien d'autre qu'un athée ne croyant pas à cette folie religieuse. Je ne suis qu'un athée qui a perdu goût à la croyance en une fin meilleure pour mon âme. Et pourtant, combien de fois ai-je essayé de comprendre le principe de foi avec ma concubine ? Je la comprend difficilement, mais je l'accepte, et nous passons de bon moment ensemble. Moi l'athée révolté, et elle la théologienne engagée, pourquoi ne pas faire de même avec le musulman pratiquant et les autres ?

Finalement, la réponse est simple non ?

En vous remerciant de m'avoir lu, veuillez recevoir mes meilleures salutations.

Écrit par : Sébastien | 06/12/2009

Je ne comprends pas tout non plus. J'ai lu le commentaire posté par Nasrallah Belkhayate que je remercie, bien que je le trouve un peu long. Une religion ne se prouve jamais. Elle s'explique certes mais, surtout, se vit. C'est dans la manière de vivre, dans le regard que l'on pose sur autrui, dans les valeurs qui nous fondent qu'un témoignage est rendu à notre foi et qu'une religion prend du sens.
Dans le débat qui s'intalle ici et sur la place publique je relève un élément: comment montrer, par ce qu'on est, ce qu'on fait et ce qu'on dit, que croire en Dieu est une belle et bonne chose. Les agnostiques et les athées, (respect sur eux) nous interpellent avec raison! Ils ont de quoi être déçus, voire scandalisés par ce qui se passe.
Oui, croire en Dieu est une belle et bonne chose. Mais en quel Dieu, me demandera-t-on.
Permettez-moi d'en rester à ma première proposition et de proposer ce qui suit. Peut-être pourrions-nous, juifs, chrétiens et musulmans être d'accord?
Croire pour moi signifie dire humblement que je ne me suis pas créé que je n'ai pas décidé de vivre! Personne non plus, probablement! Je ne suis pas mon auteur. Plus encore, je n'ai pas décidé du contenu du 'sac à dos' que j'ai reçu à ma naissance: sexe, culture, lieu et pays de naissance, parents, frères et souers éventuels... ni non plus intelligence, résistance etc...
Bien sur, j'ai fait des choix (pas toujours les bons), j'ai travaillé, jâi gagné, perdu aussi. Bref, j'ai modifié le contenu de ce sac à dos.
Mais, croire signifie ne pas tout maîtriser et l'accepter.

Croire en Dieu me libère de tout sentiment de culpabilité et de mérite: je n'ai mérité ni la vie ni ne suis coupable des coups qu'elle m'a donnés, ou si peu...

Maintenant croire en un Dieu bon et libre (c'est, pour fair court le Dieu auquel je crois en tant que protestant), libre car il ne me demande aucun sacrifice et bon car il m'a tout donné, me permet de recevoir ce que j'ai dans mon sac comme un cadeau, même ce qui me semle étrange, trop lourd ou inutile et croire cela en société m'invite à regarder les autres et leur sac-à-dos de la même manière.

Écrit par : Daniel Neeser | 06/12/2009

Lu sur un autre blog de la TDG :

"Moins de religion, plus d’humanité ! Mon Dieu, éparge-nous de tes fidèles, pour l'amour du ciel."

Écrit par : Spipou | 06/12/2009

@Spipou oui repris dans les "minarets qui minent" et j'ai corrigé la phrase
"Mon Dieu, épargne-nous de tes fidèles, pour l'amour du ciel ."

http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2009/11/26/sarajevo-les-minarets-qui-minent.html

Écrit par : djemâa | 06/12/2009

@ Djemâa

:=) La faute d'orthographe ce n'est pas grave, on se comprend, je crois !

Écrit par : Spipou | 07/12/2009

@Spipou - no problem, c'était la mienne dans le texte d'origine !

Écrit par : djemâa | 07/12/2009

Les musulmans de Suisse doivent aussi sortir de leur torpeur car ils sont invisibles, seuls certains représentants débattent sur la place publique. La Suisse est tolérante mais cette votation montre avant tout que l'Islam européen doit se créer un visage modéré, débarrassé des préceptes religieux les plus durs et les moins compatibles avec nos modes de vie comme le port de la burqua, l'excision, la polygamie, la charia, les tribunaux islamiques qui contournent nos lois, le mariage forcé... bref le minaret en soi n'était que la pointe de l'iceberg pour leurs opposants. Bref, l'islam suisse doit en finir avec la venue d' immans étrangers payés non pas pour prêcher mais pour faire de la propagande anti-occidentale et qui ne fait que creuser le fossé. Tous les préceptes non conformes avec notre démocratie venus des idéologies de la théocratie irannienne, des mouvements dijhaistes comme les Salafistes maghrébiens, les Frères mulsumans d'Egypte ou encore les islamistes turques ou du Hamas palestinien doivent être bannis de Suisse et d'Europe.

Écrit par : demain | 07/12/2009

Merci à celles et ceux qui s'expriment et se comprennent (j'ai bien aimé l'histoire de la faute d'orthographe!). Merci, entre autre à "demain". Effectivement il faut aller dans ce sens. Sur ce point: intéressante interview de Stéphane Lathion dans Le Temps de ce jour (p. 9).
Dans ce dialogue, les personnes très critiques face à l'Islam doivent éviter de faire porter sur les musulmans suisses ou en Suisse la responsabilité des horreurs commises par les régimes musulmans dans le monde. Cela rend le dialogue d'ici impossible car cela les coince dans un rôle impossible à défendre.
Cela dit, et c'est la force de le position de S. Lathion, les musulmans d'ici et, surtout, leurs associations, imams et autres responsables culturels doivent absolument avoir le courage de condamner toute atteinte à l'être humain commise par leurs coreligionnaires, ici et ailleurs. Ce sera difficile tant les liens et dépendances peuvent être importants, voire capitaux (sur le plan financier par exemple) mais ce sera le "prix" que l'islam suisse devra accepter pour notre bien-être commun. En ce sens-là, et si on veut "positiver" ce résultat, la votation de dimanche aura été "utilisable" et bien utilisée. Les prochaines années le démontreront-elles?.

Écrit par : Daniel Neeser | 07/12/2009

Débattons avec intelligence et anticipation à partir de cette votation pour éviter d'autres initiatives comme celle des minarets. Les 80% des musulmans établis en Suisse sont d'origine des Balkans et cet islam séculaire ottoman laïcisé ne pose aucun problème. Seuls les représentants du Maghreb et d'Egypte plus virulents débattent à leurs façons et selon des courants très traditionnalistes établis dans leurs pays d'origine qui ne rassurent pas les populations occidentales. L'islam européen doit se bâtir en intégrant nos valeurs démocratiques et opter pour un discours religieux édulcoré d'arrière-pensées politiques. Mettre en avant la burqua, la charia, l'excision, le mariage forcé, les tribunaux islamistes, etc... ne peut que raidir notre société et c'est pourquoi des objets comme la votation sur le minaret qui n'est pas un enjeu majeur, a fait un carton. Le signal des Suisses est clair : ils acceptent un islam modéré mais pas de préceptes dures et incompatibles avec notre démocratie, les droits de l'homme et surtout de la femme.

Écrit par : demain | 07/12/2009

Monsieur Neeser,

Je ne suis pas Suisse, mais je ne pense pas que les citoyens suisses, pas plus que les citoyens français qui sont en train de débattre sur le voile intégral, mettent tous les musulmans dans le même sac ! Mais je pense que les suisses ne sont pas plus idiots que les autres, et que quand on a dans son pays des gens comme Tariq et Hani Ramandan, on a plutôt envie de les voir partir ! (Sans parler des problèmes que vous avez avec ce chef d'état qui proclame à tue-tête que l'islam est l'avenir du monde.) Et en ce qui concerne le "prix" à payer, peut-on imaginer sérieusement que les monarchies pétrolières retirent leurs avoirs de Suisse pour les mettre dans des banques turques ? La Suisse n'est pas le pays le plus puissant du monde, d'accord, mais elle a quand même encore quelques atouts pour taper sur la table et dire non de temps en temps.

Et ce cyclone médiatique mondiale nous fait perdre de vue une information d'il y a quelques mois, passée totalement inaperçue, dans un pays à majorité musulmane !

http://eurokaznews.blogspot.com/2009/10/le-kazakhstan-interdit-des-sourates-du.html

Je sais bien que le Kazakhstan compte plus de 40% de russes orthodoxes, mais quand même !

Écrit par : Spipou | 08/12/2009

32. Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière d’Allah, alors qu’Allah ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu’en aient les mécréants. 33. C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les associateurs. »
Sourate Attawba (Le Repentir), verset 32-33.

Écrit par : Hakim | 21/01/2010

Pas d'accord avec le dernier commentaire, celui de Hakim où il cite cette sourate à propos du "triomphe sur toute autre religion". Ce genre de position n'aide pas au dialogue car triompher implique vaincre donc vainqueur et vaincu... . Je ne dis pas que c'est votre intention mais il y a un relent possible de guerre dans cette citation. Attention aussi au mot "mécréant" qui peut être ressenti comme une offense.


Il est vrai que l'histoire donne de nombreux exemples où le christianisme (protestants, orthodoxes et catholiques confondus) a fait la guerre, a vaincu ou voulu vaincre sur les autres religions au nom de la vérité.

Nous en sortons, définitivement je l'espère.

LA VÉRITÉ
Cette citation pose la question du sens de La Vérité dans les religions et de notre rapport à elle. Pour ma part aucune religion, ni pape ni pasteur ni imam ne peut prétendre détenir la vérité car si quelqu'un détient la vérité, la vérité est en détention, en prison! La vérité n'est pas la propriété de quelque institution, aussi vénérable soit-elle. Elle est un cheminement, une quête.

UN CHEMIN ET UNE VIE:
Dans l'Évangile de Jean (14,6) Jésus dit: Je suis la vérité, le chemin et la vie...". On a hélas souvent interprété et utilisé cette phrase de manière impérialiste, d'autant plus qu'elle est suivie par cette affirmation: nul ne vient au Père (Dieu) que par moi. Mais je vous propose cette interprétation: le mot vérité est, ici, encadré par 'chemin' et 'vie': deux termes qui sont toujours ouverts: un chemin s'ouvre toujours sur un autre, sinon c'est une impasse et la vie est impossible à dé-finir, une vie dé-finie est une mort.
Et si le Christ est Celui qui conduit au Père et qu'il faut donc suivre pour aller à Dieu, il a montré qu'il ne s'accrochait à aucun pouvoir pour imposer ce chemin et qu'il est mort justement pour ne pas avoir voulu l'imposer mais le proposer.

Cessons donc de rêver à une victoire de sa religion sur celle des autres. Ce n'est pas cela qui aidera à nous comprendre. Mais je reconnais que c'est aussi difficile chez nous..., dans le courant qu'on appelle "évangélique" entre autre.

Écrit par : Daniel Neeser | 22/01/2010

@ Daniel Neeser

Je vous propose encore une autre lecture de Jean 14:16. Jésus est le seul chemin, la seule vérité et la seule vie. Car Il est mort pour le salut de TOUS. Si le pêcheur est pardonné par Dieu, c'est seulement parce que Jésus est mort pour lui. Même s'il n'a jamais entendu parler de Jésus! Les hommes ne le savent peut être pas, ou ils ne le croient pas, mais s'ils sont sauvés c'est parce que Jésus a préparé le chemin qui les mène à Dieu et Il les présente comme les fils qu'Il a sauvé.

Écrit par : Hakim | 22/01/2010

Les commentaires sont fermés.