26/06/2012

Commerce des matières premières.Toute richesse est-elle bonne à prendre ?

Commerce des matières premières, Genève supplante Londres (La Tribune de ce 26 juin 2012). Faut-il s’en réjouir ? J’aimerais que cette joie soit possible et sans arrière-pensées mais tout n’est pas si simple. La question est celle du comportement éthique, humain, politique et environnemental de ces sociétés immensément riches et puissantes qui s’installent à Genève.


Glencore, BP, Exxon ou encore Xstrata ne sont pas toujours dans le top dans le domaine du respect des droits humains et de l’environnement. On se souvient de la pollution majeure due à un pétrolier d’Exxon il y a quelques années et depuis quelques mois Glencore fait l’objet de critiques virulentes quant à sa manière d’agir, entre autre au Congo pour l’extraction du cuivre.

L’association suisse des Eglise protestantes Pain Pour  le Prochain (PPP) a alerté l’opinion sur ces questions : « Opérations opaques, évasion fiscale, non-respect des droits de l’homme et de l’environnement : un an après son entrée en bourse, Glencore, le géant suisse des matières premières, doit faire face à un nombre croissant de critiques ». Lors de sa dernière assemblée générale, plusieurs organisations non gouvernementales ont appelé à plus de transparence ainsi qu’à un engagement de la sphère politique suisse, en faveur d’une meilleure régulation du secteur à haut risque des matières premières.  « L’ONG Global Witness a publié le résultat de ses recherches sur les activités de Glencore, en République Démocratique du Congo. Elles montrent un système complexe d’opérations opaques(…) Le gouvernement congolais aurait ainsi vendu des licences pour l’exploitation de mines de cuivre et de cobalt, pour un montant bien inférieur au cours du marché (…) Ces méthodes, entachées de corruption, signifieraient pour la population locale un manque à gagner supérieur à cinq milliards de dollars » [Site de PPP http://www.ppp.ch/nc/fr/francais/archivesgenerales/single... consulté ce 26 juin 2012 à 14.h30].

Qu’en est-il des autres consortiums ? Quelles garanties politiques avons-nous, voulons-nous mettre en place pour que nous ne créions pas exactement ce dont nous souffrons actuellement, je pense à l’attitude des banques suisses ? Si ces dernières pouvaient se prévaloir, à l’époque des faits, d’une culture politique qui acceptait un commerce douteux voire les y obligeait, aujourd’hui ce n’est plus le cas, bien au contraire.

Alors réagissons maintenant pour ne pas créer dans notre pays les conditions pour nous faire condamner dans quelques  années ou quelques mois ! Mettons les garde-fous nécessaires, les conditions éthiques et politiques cadres pour que la richesse induite par ce commerce ne soit pas entachée du sang et de l’exploitation des plus pauvres. J’ose espérer que le Conseil fédéral et, spécialement, le DFAE de M. Burkhalter s’en préoccupe. C’est là aussi un moyen de lutter intelligemment contre l’immigration étrangère que nous redoutons tant.

 

Commentaires

J'ai envie de souligner par cet avis personnel que je suis réjoui du contenu de ce site web. Je suis aussi tout à fait d'accord avec vous! Merci beaucoup, c'est motivant

Écrit par : faire part naissance photo calque | 28/06/2012

j'ai lu par hasard votre article, et j'avoue que c'est vraiment intéressant! J'attends le prochain billet! Merci beaucoup

Écrit par : assurance | 03/07/2012

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