20/12/2012

BANQUES SUISSES : LA COLERE ET LA HONTE

Libor-Suisse-fraude, Ibor-Suisse-fraude, Union de banques suisses-fraude, Crédit suisse-fraude, Banques cantonales suisses-fraude, Banque Wegelin-Suisse-fraude... Assez! 


Oui ASSEZ. C'est un sentiment de honte, de colère aussi, doublé de celui d'impuissance qui m'habite. Et les explications des directoires bancaires et autres Autorités de surveillance n'y feront rien: la manière des banques suisses de gérer l'argent et d'en gagner est non seulement inepte et mauvaise, elle est aussi pourrie. Mais, pire que ses conséquences économiques, elle a un impact politique grave: elle livre le pays à des appétits non moins pourris et féroces et elle a, pire, un impact moral dévastateur: elle traîne la Suisse dans la boue 

Que, pour le moins, ces instituts se voient interdit l'usage du terme Suisse. Je commence vraiment à ne plus pouvoir aimer ce pays et prier pour lui, comme nous y invite la Prière patriotique : « Tu (Dieu) m’as dit d’aimer et j’obéis, mon Dieu protège mon pays ».

Comment aimer, comment servir, comment construire un tel pays, comment prier et faire prier mes fidèles pour ce pays ?

A l'heure où l'on prétend indispensable de maintenir une armée de milice, il serait bon qu'on voie d'où vient l'ennemi aujourd’hui et qu'on lutte efficacement contre lui: ces banques et ces conduites.

Qui donc, parmi nos députés, aura le courage de proposer l’interdiction aux banques de tout usage des couleurs et du mot Suisse ? Ce mot qui, pour moi, fut longtemps associé à une certaine éthique, à générosité et, risquons le mot, à honnêteté. Fini: la honte et la colère ont pris la place.

 

 

Commentaires

tu m'as dit d'aimer, oui, c'est vrai, mais, pourquoi faudrai t'il aimer la Suisse plus que un autre pays ?
Parce ce que depuis tout petit, nos parents nous avaient montres la voie avec nos crousilles, nos carnet d'epargnes nos pieces de 5 francs...et notre sainte alliance avec, et l'eglise et les banques...
C'est enfin le moment d'ouvrir nos yeux, et de realiser que les bras noueux ne sont pas meilleurs, que d'autres...
Pendant la guerre 39-45, ne sont pas ces meme banques, qui s'etaient genereusement servies, de certaines fortunes, en particulier des Israeliens, et d'autres, a n'en pas douter...meme des Suisses.

L'amour n'a rien a voir avec la cupidite de l'etre humain, et, cela ne changera jamais...

Écrit par : Oli Verek | 20/12/2012

C’est juste un aspect de la crise de l’intelligence que nous traversons. Cette crise se manifeste, notamment, par notre incapacité à appeler les choses par leur nom. Dans la Genèse, Dieu s’intéresse aux noms qu’Adam donne aux choses. En ce qui concerne les banques, le mépris pour la réalité des choses commence avec la signification même du terme “libéralisme".

Les grandes entreprises en général ne fonctionnent pas comme des entités libérales, avec l’idée d’un entrepreneur qui prend un risque sur le marché. En effet, les managers des grandes entreprises sont de simples travailleurs, dont on fixe la rémunération en simulant un risque qu’ils prendraient, mais ils ne prennent pas réellement ce risque. Les actionnaires des grandes entreprises ne sont pas davantage des entrepreneurs, puisque la plupart ne s’intéressent aux actions que pour leur valeur de placement – l’important, pour eux, c’est la valeur de l’entreprise au moment où ils décident de revendre (ce moment étant déterminé par des circonstances extérieures, et totalement détachées du bien de l’entreprise).

Les banques en général (pas seulement les banques suisses) se meuvent hors du système libéral car le système fractionnaire (critiqué par les libéraux authentiques tels que Ludwig von Mises) leur octroie le privilège de créer de la masse monétaire, ce qui, dans un monde logique, devrait être la prérogative de l’Etat. Les banquiers se croient libéraux, mais ils bénéficient là d’un privilège contraire aux principes libéraux.

Les banques suisses bénéficient d’un privilège juridique, par rapport à leurs concurrentes étrangères, puisque leurs clients peuvent ajouter à la performance de la banque l’économie d’impôt que le secret bancaire leur permet de réaliser. Les banquiers suisses se croient libéraux, mais ils sont au bénéfice d’un privilège qui, économiquement, équivaut tout simplement à une subvention étatique. On parlera de travail, de mérite, etc., mais dans les faits les banques sont les entreprises dont les horaires de travail ressemblent le plus à ceux de l’Etat, alors que les salaires y sont en général supérieurs à ceux versés dans les entreprises où les gens travaillent plus…

Malgré tout cela, on entend encore des banquiers (et autres anciens étudiants en économie) se réclamer du libéralisme…

Écrit par : Raphaël Baeriswyl | 22/12/2012

Pasteur, on comprend votre colère - hors tout blabla d'experts, et partageons votre sentiment de honte: celui né de l'irrespect de leurs responsabilités allié aux incapacités, non seulement de nos grandes banques mais tout autant de nos conseillers fédéraux en poste, appelés à "bien servir" le pays selon leur serment, mais conduisant au contraire l'ensemble

à toucher le fond et faire perdre la souveraineté et la fierté d'un peuple, irrémédiablement et en toute impunité

Écrit par : Pierre à feu | 22/12/2012

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