16/05/2013

L'élection par le peuple: une initiative démago

Opportunisme de l'UDC, loi du quota créant une réserve d’indigènes, fin du fameux compromis helvétique, séduction populiste, l'intiative de l'UDC torpille l'actuelle stabilité politique en Suisse, méprise et flatte le peuple et donc, le trompe.

 


L’opportunisme UDC

Si l’UDC propose cela maintenant c’est qu’elle pense gagner la majorité. Un Conseil fédéral avec 4 UDC au minimum ! Pensez-vous qu’elle défendrait le prétendu « droit du peuple » si elle était minoritaire et n’était pas certaine de gagner ? Pensez-vous qu’elle retiendra ses millions lors des prochaines élections ? Car il en faudra des sous, pour faire campagne dans tous les cantons.

La loi du quota : une « réserve d’indigènes ».

L’article 5, qui prétend « garantir deux sièges au moins pour les cantons romands et du Tessin », est un mépris des romands et des italophones : il faudrait leur réserver d’office deux sièges ? Quelle condescendance ! Voyez les commentaires qui ne manqueront pas : il/elle a été élu/e que parce que romand/e… C’est aussi une insulte au droit de l’ensemble des suisses d’élire, cas échéant, qui ils veulent.

Et, comme l’explique le gouvernement, cette loi est quasi inapplicable. Comment déterminer les régions francophones de Fribourg par exemple, ou du Valais : Sierre serait coupée en deux ? Et les gens de Viège parlant français ? La langue parlée deviendra un facteur de division comme ce fut le cas dans le Jura. C’est la possible naissance d’une tension entre régions linguistiques : nous n’en avons pas besoin.

La fin du fameux « compromis utile ».

Oui, notre système actuel, élection du gouvernement par le parlement, est un peu lourd, pas très sexy, mais justement, ce faisant il évite les pièges de l’hypermédiatisation des politiques, leur évite d’avoir constamment à redouter la sanction populaire. Ras-le-bol de la politique TV.

On fera comme la France : un système d’alternance : 4 ans à droite, 4 ans à gauche… On voit ce que ça donne. Et, comme cela à été abondamment dit, les candidats seront toujours en campagne : quelle perte de temps ! Pour un parti qui stigmatise l’inefficacité des politiques, c’est étonnant.

 La séduction populiste

L’UDC qui, jusqu’à présent, valorisait les valeurs suisses, les brade pour consolider son propre pouvoir. Il est fort probable que, si cette initiative passe, elle gagne dans un premier temps puis elle perdra, nécessairement, et un autre parti prendra sa place avec tout autant d’arrogance.

Fondamentalement, cette proposition montre combien, sous couvert de « faire confiance au peuple, de tenir les partis à l’œil », l’UDC ne pense qu’à elle, qu’à son propre pouvoir et se moque de ce qui fait la force du Pays.

Commentaires

Merci, mais avec ces arguments fallacieux, tout comme ceux qui ont conduit le peuple suisse à accepter Schengen, nous ne pouvons plus nous permettre de laisser ces dirigeants se nommer entre eux et s'assoir sur nos droits.
A la commune, au canton nous élisons nos conseillers, faisons-le, avant qu'il ne soit trop tard, (tout soudain)Elisons nos Conseillers Fédéraux.
N'attendons plus d'être -ligotés- comme avec la libre circulation. Burkhalter vient de nous donner un sérieux avertissement de ce qui se trame sous la coupole, et ce n'est pas avec M. Maurer tout seul contre tous, qu'il peut représenter la volonté de 85% des Suisses.

Écrit par : Corélande | 16/05/2013

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