09/08/2013

Centre de réfugiés de Bremgarten, un nouvel amalgame inique

La polémique autour du centre fédéral pour requérants d’asile de Bremgarten enfle et malgré les explications ou les excuses, le mal est fait.


Rien ne pourra faire croire qu’il s’agit d’une simple « erreur qu’on a mis longtemps à reconnaître », selon les mots du maire PLR de la cité. En effet il s’agit tout simplement de l’acceptation par les édiles politiques, tant fédérales que cantonales ou communales, du principe que tout requérant est un délinquant (dans sa première version, le règlement ciblait 32 sites dont tous les bâtiments publics - Le Temps du 9 août) et un prédateur sexuel. Car définir des zones d’exclusion comme les préaux d’école, les piscines ou autres installation sportives,  jette d’emblée le soupçon. C’est un vrai scandale et j’attends de Mme Sommaruga (cheffe du Département fédéral dont dépend le centre) qu’elle rectifie au plus vite ce tir à moins qu’elle aussi ait été atteinte par ce virus. J’attends aussi des Eglises qui figuraient, elles aussi et c’est un comble, sur cette liste des zones interdites qu’elles rappellent au plus vite que les parents de Jésus eux-mêmes se réfugièrent en Egypte lorsqu’ils furent menacés de mort par Hérode et que nous sommes tous nés d’une migration et, sur cette terre, voyageurs à la fragilité de réfugiés potentiels.

 

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