19/10/2013

Le miroir d'une Genève sans violence qui ne sera qu’un Etat policier

Il est très possible que la mort d’Adeline soit aussi due à une forme d’idéologie de la réinsertion au détriment du bon sens et de la protection de la société.


Idéologie pernicieuse car fondée sur des (bons) sentiments et faisant fi de la réalité du mal, peut-être du mal absolu, qui peut habiter un être humain au point de le rendre inhumain. Or en matière de relation humaine, les sentiments sont à manipuler avec précaution car ils peuvent être autant l’expression de notre refus de la fragilité humaine qui pousse à des solutions extrémistes : tuez-les tous, que la projection de nos désirs d’un monde juste et paisible : réinsérons-les tous.

 

Il faut donc espérer que viendra un temps où, les sentiments évacués, on pourra débattre intelligemment de l’emprisonnent et de la réinsertion des détenus dangereux. Il semble que ce ne soit pas encore le cas, entre autre pour certains politiciens du MCG, cf. les propos de Monsieur Golay (La Tribune du 18 octobre). Cela pose la question de la volonté de certains politiciens d’exploiter leurs sentiments et ceux de leurs concitoyens, même compréhensibles, comme celle de leur leur honnêteté intellectuelle et de leur capacité à gouverner.

Et puis, quand on pourra parler sans passion, on pourra aussi poser les questions qu’on ne peut pas ou n’ose pas poser encore : pourquoi la victime a-t-elle accepté d’être seule, pourquoi a-t-elle cautionné, pour le moins accepté, l’achat d’un couteau ? Loin de moi l’idée de la rendre responsable de son horrible mort, les responsabilités sont du côté du criminel et des autorités de La Pâquerette, mais ces questions doivent être posées, quand bien même elles seront dures à entendre et les réponses parfois impossibles à accepter. Il importe qu’on cesse de surfer sur cette histoire pour justifier une forme de terreur policière et juridique et faire miroiter une Genève sans violence qui ne sera qu’un Etat policier. Ce d’autant plus que la violence et la sécurité touchent bien plus de citoyens dans leurs conditions de travail, le contrôle de leurs libertés, les loyers exorbitants ou la paupérisation continue.

Commentaires

Bonjour Monsieur Neeser

Mais peut-être simplement parce que X allait de toute façon sortir sous peu, la fin de sa peine étant proche. Il fallait donc bien commencer un jour...comme tout aussi simplement, il est des esprits qui cachent leur jeu avec une efficacité dont vous n'avez apparement pas idée...

Erreur d'appréciation générale suis-je tenté de dire

Avant de devenir tueur X n'était "que" violeur.

Cordialement,

Écrit par : absolom | 19/10/2013

Les commentaires sont fermés.