24/10/2013

Sport et revenus financiers, une fragilité à reconnaître.

Le sport est-il une valeur sûre sur le plan économique ? La valse actuelle des entraîneurs de clubs de foot en particulier mais pas uniquement et le récent commentaire dans Le Matin du 23 octobre me poussent à publier cette note. Le journaliste écrivait que Constantin, président du Club sédunois, avait eu raison de se désavouer en limogeant son entraîneur. Je le laisse juge, n’étant pas spécialiste en la matière.


Mais cela me rappelle quelques débats, anciens ou récents, sur les investissements financiers exorbitants que les collectivités sont appelées à accorder pour la construction, la rénovation ou l’entretien des stades. Les aléas actuels du Stade de Genève, construit suite aux visions des plusieurs politiciens de l’époque, comme l’évocation, il n’y a pas très longtemps, de la construction d’une nouvelle patinoire aux Vernets dont il semble qu’on ne parle plus guère aujourd’hui, nous rappellent combien fonder une entreprise financière sur les succès sportifs est illusoire.

 

Si cela est acceptable dans le cas d’une carrière personnelle où seul le ou la sportif /ve prend ses risques financiers et les assume, il en va tout autrement dans le cas où ce sont les citoyens qui sont, in fine, responsables d’un fiasco toujours possible. Qui peut garantir que le succès sportif sera toujours au rendez-vous des échéances financières ? Dans le premier cas de figure, c’est une personne qui prend ses risques et les assume, connaît ses limites et les prévoit, bref gère sa vie professionnelle, sportive et financière. Les dommages d’un éventuel échec sont limités à elle, voire à sa famille, et font partie du jeu de la libre entreprise et de la responsabilité personnelle.

 

Pour les stades et les clubs il en va tout autrement car les finances publiques sont en jeu. Comment un financier peut-il garantir les succès sur le long terme ? C’est déjà si difficile dans le monde économique, qu’il est irresponsable de le faire croire sur le plan sportif, d’autant plus quand il s’agit d’équipes aux composantes humaines multiples et peu contrôlables, des joueurs à leurs divers coaches. Le renvoi actuel qui touche le FC Sion en est la parfaite illustration. Et quand bien même cette équipe enchaînerait les succès sur 10 ans, comment fonder sur cette fragilité un instant estompée un investissement financier d’importance dont les citoyens payeront les frais ? Il sera bon de se poser ces questions quand celle de la reconstruction des Vernets refera surface. 

 

 

Commentaires

La construction d'une nouvelle patinoire est un nécessité imposée par l'état général des Vernets ... Imposée par la ligue nationale de hockey, cette réalisation est impérative au risque de - tout simplement - ne plus avoir de club en LNA . Et cela relève de la responsabilité politique (dans tous les cas au moins de favoriser un projet de nature financement privé ou mixte !)

Écrit par : uranus2011 | 24/10/2013

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