13/03/2014

Le fait du prince

Tel pourrait être un titre à donner à posteriori au vote sur l’immigration dite de masse. On a beaucoup dit, après le 9 février, que le peuple a toujours raison. C’est à voir, mais il est un fait en démocratie qui demeure et doit être respecté, c’est que le peuple garde le pouvoir, il est le souverain. Mais pas toujours pour le meilleur.


On dit qu’en démocratie le peuple a toujours raison, comme on le disait du roi dans le Royaume de France. Sous Louis XIV entre autre les volontés du souverain ne souffraient aucune opposition ni critiques. Elles étaient absolues. « L’Etat c’est moi » aurait dit le Roi Soleil.

Telle est l’analogie que je vois entre la cour royale et ce qui a conduit au vote du 9 février : le peuple est Le Souverain, il a donc toujours le pouvoir mais pas toujours la raison ! En ce sens il est bien proche de notre Roi Soleil : il peut se tromper mais en a le droit le plus absolu et le droit de faire payer ses fautes aux autres, il peut aussi être trompé. C’est probablement ce qui s’est passé.

S’il y avait, au temps des Rois, la cour et les luttes d’influence, les courtisans, les affairistes qui cherchent à plaire, à séduire, à anticiper ce que Sa Majesté est censée désirer, trois siècles plus tard c’est ce rôle qu’ont endossé l’UDC et autres MCG : flatter le souverain, lui souffler des idées, celles qui lui plairont quand bien même elles sont à l’opposé du bien commun et du bon sens. Au temps des rois de France, ça s’appelait faire sa cour, aujourd’hui ça s’appelle le populisme. C’est tout aussi dangereux, pour les rois et la cour comme pour les manants : à la mort du successeur de Louis XIV on était à 15 ans de la Révolution.

 

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