30/03/2015

SEPT PAROLES DU CHRIST EN CROIX - MEDITATIONS POUR LA SEMAINE SAINTE

Lundi saint : « Femme voici ton fils, fils voici ta mère » : des relations neuves pour une humanité nouvelle.


Les Évangiles ont retenu sept Paroles prononcées par Jésus sur la croix. Elles annoncent ce que l’humanité sera après la Résurrection.

Suspendues entre terre et ciel, ces Paroles résonneront dans le silence du samedi; ultime écho qui retentit sur une croix où ne gît plus qu’un cadavre. La croix se vide, la mort règne, la Parole avait été faite chair et la chair est morte mais, tombées de la croix, ces sept Paroles germeront de l’autre côté de la mort.

Première parole choisie pour ouvrir cette semaine : « Voyant Jean, le disciple qu’il aimait, le Fils de Marie dit à sa mère : ‘Femme, voici ton fils’ et au disciple : ‘Voici ta mère’ ». Au cœur de la Passion Jésus confie l’un à l’autre deux êtres qu’il a liés par sa Parole pendant sa vie sur terre : sa mère et son ami.

L’Eglise-nouvelle humanité née de la vie et de la mort de Jésus, est le lieu des relations nouvelles qui dépassent et renversent celles de la société mondaine : Marie reçoit un nouvel enfant et le disciple une nouvelle mère. Famille dont les liens sont spirituels, c’est-à-dire correspondent à la volonté de Dieu, l’expriment et l’accomplissent.

Prémices de l’humanité qui est ainsi fondée sur des relations nouvelles, l’Eglise n’est pas qu’une société humaine (elle l’est aussi !), elle est corps du Christ, elle est issue de sa volonté : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, disait Jésus, je suis au milieu d’eux ». Chaque fois que le Nom, celui de Jésus, est prononcé, prié, crié, invoqué, chaque fois que l’on s’y réfère, qu’on en témoigne, le Fils est là. Et ce Fils unit entre eux celles et ceux qui prononcent ce Nom.

La relation confiée à Marie et au disciple fait écho à l’incarnation de Jésus en Marie et à la Parole dite au disciple. A sa naissance, le Fils de Dieu fut confié à l’humanité de Marie et des disciples ; à sa mort, il confie son message, donc sa vie humaine et divine, passée et à venir, à cette relation qu’il a créée entre ces témoins, mais pas à eux seulement: le lieu de la croix était un parc public. A travers Marie et Jean, Jésus confie ce qu’il a été et ce qu’il sera aux hommes et aux femmes du monde entier et de tous les temps. Créées dans la Passion, ces relations nouvelles passeront par la mort, y seront baptisées et ressusciteront pour en jaillir, désormais victorieuses et appeler : « Vous, savez-vous que vous êtes la mère, le fils, donnés l’un à l’autre par le Christ ? » 

Commentaires

Si l'on observait la parole de Jésus selon laquelle il n'est pas venu abolir mais accomplir la loi on se demande pourquoi au moment de la Pâque juive on ne lirait pas y compris chez soi le récit de la sortie d'Egypte tout en choisissant de respecter la parole laquelle s'exprime comme par en un micro par la bouche du prophète Osée: Dieu ne veut pas des sacrifices sanglants mais des cœurs repentants,
Pas d'immolations d'agneaux, par conséquent. Notre fête de Pâques, elle "avançant dans le temps" pourrait être celle du Printemps mais une fête vécue dans la réalisation de la nécessité du respect à commencer par le respect de la biodiversité.

A la Cène, le Jeudi-Saint, L'image maternelle de Jésus, Jean, comme un nouveau-né couché sur son sein est celle d'une naissance non plus celle du sperme et du sang mais celle de la naissance, la seconde, par l'esprit.

Nous avons une bien belle religion qui nous conduit au cours des siècles à ouvrir portes et fenêtres...
Ainsi celui qui veut approfondir l'enseignement, à partir d'un miracle: au moment où Jésus parle avec une femme, Cananéenne, venue lui demander la guérison de sa fillette (que Jésus ne rencontre pas) l'enfant est guérie. Pareille guérison d'un bébé alors que la mère, particulièrement malheureuse en couple parle avec Françoise Dolto avec une différence: sans la voir Jésus sait que la fillette est guérie alors que Françoise Dolto, elle, ne s'attend pas un instant à trouver le bébé guéri... passant donc les siècles, à la recherche du chemin, de la vie et de la vérité (dans l'authenticité, également) de l'harmonisation des pulsions ainsi que du danger absolu de la multiplicité des désirs, de la vanité (le "monde", selon les évangiles), on lira avec bonheur l'ouvrage du psychologue et philosophe de formation PAUL DIEL: Psychologie psychanalyse (ne dit-on pas que Jésus est la Parole, son ministère, en sa forme, n'est-il comparable à des cures par la parole?) et médecine: PSYCHOLOGIE PSYCHANALYSE ET MEDECINE, chez Payot.
Bonnes Pâques.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/03/2015

Monsieur Neeser en vous lisant je retrouve ce temps ou le calendrier La Bonne Semence était lu par de nombreux Romands et ce chaque jour que Dieu fait
Aussi en voyant l'état lamentable du monde décrit par les médias lequel ayant toujours été dans le même état et sans jeu de mots, on se croirait presque revenu au temps après guerre ou les Témoins de Jéhova nous prédisant leur fin du monde qui revient chaque 31 décembre, jamais autant ce calendrier de la Bonne Semence n'auront été autant lus
Tandis que les enfants confinés pour ne pas se laisse embobinés eux s'instruisaient grâce à l'Almanach en analysant les 12 arcanes du Tarot représentant chacune un mois de l'année
Très belles fêtes de Pâques pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 31/03/2015

P.S. A propos des agneaux, Jésus envoie les disciples s'occuper de l'agneau pour la Pâque mais en avançant au fil des siècles l'"Agnus Dei dona nobis pacem" le concerne, lui, Jésus, nous apprenant, s'il le fallait en même temps qu'hors déviation "tâche exaltée" (voir Paul Diel) le sacrifice non d'autrui mais de soi-même.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/03/2015

Les commentaires sont fermés.