02/06/2017

Ascension et Pentecôte les deux fêtes qui nous font adultes.

Il y a plus de 40 ans un catéchumène me disait que le départ de Jésus pour les cieux, l’Ascension, était pour lui une bonne chose car ainsi nous devenons responsables de nous-mêmes et… de lui. Quelle belle intuition ! Effectivement en quittant le monde Jésus nous dit : « Qu’avez-vous à regarder le ciel ? » (La Bible, livre des Actes des apôtres, ch. 1) ce qui veut dire : maintenant à vous de jouer.


Il avait raison mon catéchumène : la divine tutelle s’arrête et le groupe, mixte, hommes et femmes, va être confronté à son propre témoignage, va devoir affronter le monde, s’organiser, devenir Eglise, pour le meilleur et pour le pire...

Même ordre de prendre ses responsabilités dix jours plus tard, à la Pentecôte (même livre de la Bible au ch. 2) : le souffle est donné à ce petit groupe d’hommes et de femmes. Un souffle, un vent tempétueux qui fait ouvrir les fenêtres et étonne, au point qu’on les pense ivres. Et la parole se libère, porte du fruit. Mais Jésus reste absent. Intouchable, introuvable. Seul le témoignage libre de celles et ceux qui l’ont aimé, reconnu, écouté le fait et le fera vivre.

Cette absence et cette liberté, qui sont à la source de la responsabilité déjà mentionnée, obligent les croyants tant à l’audace qu’à l’humilité. Audace, car il ne s’agit pas moins que de Dieu et de la survie de l’humanité, humilité car nous restons faillibles, l’Histoire des croyants (avec un grand ou un petit ‘h’) est là pour nous le rappeler.

Alors adultes oui, et responsables dans le sens de répondre à Dieu et répondre de Dieu sans autre dogme que l’écoute de son enseignement. Ces deux fêtes nous y invitent.

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