20/09/2017

Ce que je veux, si je veux, quand je veux ou le Marché, nouvelle divinité

A propos de la votation sur la « sécurité alimentaire »

On en parle peu, pas assez. C’est l’alinéa ‘c’ qui me gène : « créer les conditions pour une agriculture et un secteur agro-alimentaire répondant aux exigences du marché ». C’est justement là que l’erreur et la distorsion par rapport au projet initial ont été introduites : faire des lois du marché la norme de la production de la terre. La nature a une énorme capacité de production mais des limites aussi. Tout ce qui se passe ces temps nous le rappelle, surproduction, déforestation, huile de palme, ouragans, tous nous dit et redit qu’il est temps d’adapter nos « exigences » à ce que nous pouvons recevoir. Le contraire est cette attitude infantile du tout ce que je veux, quand je veux, si je veux. C’est l’enfant qui fait une scène dans le supermarché parce que son père ne lui donne pas le jouet, la glace, le truc qu’il veut.

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