23/04/2018

La foi, une menace? Nous sommes tous ‘du peuple’ donc laïques. J'ai écouté les débats au Grand Conseil de Genève

L‘actuel débat sur la Loi sur la laïcité au Grand Conseil de Genève (commencé le 22 mars et dont la suite est prévue le 26 avril) m’interroge : il ne parle de croire, de foi et de religion uniquement en termes de dangerosité et de menace ou de vestiges d’un passé qui devrait être révolu. Pas de reconnaissance au double sens du terme, reconnaissance d’un héritage et joie à savoir que des hommes et des femmes sont croyants et que leur foi est belle, même si on ne la partage pas.


Le débat risque encore de faire du mal. A part quelques interventions bien articulées dont celles du rapporteur du groupe de travail et de quelques députés (entre autre EAG et hors partis), ces débats furent pauvres. On était en droit d’attendre une maturité politique de nos autorités législatives, un niveau élevé de connaissance et non des idées reçues comme le sempiternel confinement de la foi à la sphère privée, la sphère publique étant, elle, ouverte à tout mais, bien sûr, pas à l’exposition de la foi.

J’ai vu trois pièges :

Le piège de la facilité. C’est celui de la fascination de la violence de ce qu’on appelle le ‘radicalisme islamique’ qui s’exerce sur nos politiciens. C’est manifestement ce qui a dominé, explicitement ou implicitement les débats. Si, comme le révèle la Tribune de Genève (TDG sur internet le 22 08 18), 86 personnes sont surveillées par la police pour des soupçons de radicalisation et que ce nombre a doublé en un an, il demeure que cette hantise a pris une ampleur démesurée. Elle a conduit à la haine et à la peur des musulmanes et musulmans et mis tout croyant, toute croyante dans le même panier : au pire un terroriste en puissance, au moins une personne un peu naïve ou arriérée. Cette attitude est celle de la facilité : stigmatiser et exclure l’autre, le différent, celui qui ne correspond pas au politiquement correct. Par facilité, l’Etat, de laïc est devenu fade militant agnostique.

L’attitude inverse que j’appelle (encore !) de mes vœux est plus difficile, elle nécessite des compétences, une formation historique et biblique, voire théologique mais que diable est-ce trop demander à ce Grand Conseil que de (re)connaître la bible et l’histoire de son Canton ? Difficile, certes, mais pas impossible.

Le piège de l’exclusion de la mort, de la peine et de la compassion hors du champ social, de la joie aussi.

La Tribune de Genève titrait sur son site internet du 21.03.2018 : « CÉRÉMONIE FUNÈBRE – Plus de mille personnes rendent hommage à Clara. Les obsèques de la jeune femme tuée à son domicile la semaine passée ont eu lieu ce mercredi à la cathédrale Saint-Pierre (Céline Garcin) » et postait une image de la cathédrale pleine. Où était la menace, où est la reconnaissance ? Un autre exemple : dans la même cathédrale, les rencontres entre chrétiens, athées, juifs, musulmans ces dernières années à diverses occasions dont la mémoire des morts dans les attentats de Paris. Sur l’autre versant de la vie, voyez les joies lors de la naissance et du baptême, du mariage, des anniversaires. Nous sommes tous ou serons tous touchés tant par la mort que par la joie et cela n’est jamais « privé ». Toutes et tous nous avons célébré et célébrerons encore les joies et les peines d’autrui et ce sera toujours collectif, citoyen, donc absolument pas privé, même si la Julie n'en parle pas!

Le piège de l’insignifiance. A force de vouloir exclure du champ social le fait religieux et, pour Genève, sa culture protestante et, osons le trait, ce qu’elle doit à Calvin, ses habitants héritent d’une mémoire atrophiée. On voit déjà les effets de cette pauvreté culturelle : Calvin est devenu un triste sire, austère et ce portrait stupide obère la dynamique de sa pensée et déteint sur l’image actuelle des protestants.

Et Luther ? Inconnu ! Je rappelle son combat pour, justement, rendre le culte et la bible au laïos, le peuple laïc. Calvin était laïc et Luther  de prêtre qu’il était l’est devenu. Pour eux, il n’y a plus de prêtres, nous sommes tous ‘du peuple’ donc laïques. Quand nos parlementaires parlent de laïcité, savent-ils encore que le moine de Wittenberg, relisant intelligemment la bible dont l’épître de Paul aux chrétiennes et chrétiens de Rome, s’est battu pour remettre aux mains laïques la connaissance de la foi et sa pratique alors confisquées par les deux ordres majeurs de la société : le clergé et la noblesse ? Savent-ils et osent-ils dire que ce combat fut ensuite porté par Calvin dans notre ville de Genève qui, à la suite de Rotterdam et son Érasme, devint le porte-flambeau de cette foi qui illumina toute l’Europe ? Aucun député n’a eu l’idée – le courage ? – d’y faire allusion. Dommage.

On ne choisit pas son passé, on le travaille sans le mépriser, encore moins en l’occultant.

 

Commentaires

Un grand merci pour la profondeur de vos réflexions. Il est heureux qu'on puisse trouver encore de tels propos dans un média. Vous dites très justement : "On était en droit d’attendre une maturité politique de nos autorités législatives, un niveau élevé de connaissance et non des idées reçues". Malheureusement, aux jours d'aujourd'hui, on traite les problèmes avec des concepts et des images simplifiées. Un exemple patent nous est donné par l'affaire Skripal dont l'origine est une action très élémentaire d'un gouvernement qui devrait se montrer mature. On voit ainsi que même une grande nation est réduite en esprit, alors à combien plus forte raison notre petit canton! Et pourtant, on pourrait prendre exemple sur Astérix et son druide...
Cette simplification des idées et des décisions se voient au niveau de la médecine. Les prix augmentent mais les économistes, soutenus par les politiques, ne présentent que des solutions sans maturation de la connaissance de l'être humain et des ses fonctionnements.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 24/04/2018

"(...) à savoir que des hommes et des femmes sont croyants et que leur foi est belle (...)", écrivez-vous.
Belle ou pas, la foi repose sur des illusions; et bâtir sa vie sur des illusions n'est pas digne du stade de connaissances auquel est parvenu le genre humain.

Connaître la Bible? Connaître le Coran? L'une et l'autre, je les étudiés en profondeur pendant près de vingt ans. Ma conclusion: tous deux ne sont qu'un ramassis de sornettes datant d'époques révolues.

Comment fonder une société saine et stable sur la base de paroles aussi délirantes que celles-ci, prononcées par le nommé Jésus devant une foule stupéfaite lors de son fameux sermon sur la montagne:
"Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes."
(Matthieu 5:44-45; dans le même sens: Luc 6:27-28 et Luc 6:35).
Il vaut encore la peine de citer encore Luc 6:29-30: "Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare." Et Luc 6:35 de préciser très clairement: "Mais aimez vos ennemis (...) et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants."

Un Dieu qui est bon pour les méchants et pour les ingrats, nous n'avons vraiment pas besoin de ça.

Écrit par : Mario Jelmini | 24/04/2018

oui, oui, oui, ces braves Genevois... s'ils veulent tellement s'inspirer de la France, qu'ils écoutent donc un peu plus ce que dit Macron qui vient de reconnaître le rôle positif des contributions des communautés religieuses à la vie de la société (dans ce ca expressément des catholiques)...

Écrit par : jean-eric bertholet | 24/04/2018

Pour moi, c'est très simple!
- Sommes-nous Suisse?
- Sommes-nous fier de l'être?
Si oui, tant que la le pacte Suisse n'a pas été modifié, il fait référence. Et je rappelle qu'il débute par: "Au nom de Dieu, Amen!"
En octobre dernier, (une fois de plus) j'ai écris à Mme. Sommaruga en lui faisant une demande en tant que citoyen suisse, chrétien, vu la 1er phrase du pacte. Figurez-vous que cette fois elle m'a répondu personnellement, et dans le sens de ma demande.
Donc: -Soyons fier de nos origines et ne les renions pas!

Écrit par : Bernard | 24/04/2018

Merci de ce commentaire et de cette analyse pertinente. Il convient de rappeler que le projet de loi porte en principe sur la laïcité DE L'ETAT et c'est aussi à cela que se résume l'article constitutionnel. Pour le reste, ce qui importe ce sont les droits fondamentaux, eux aussi rappelés dans la consitution, dont les droits à la liberté de croyance et de conscience (et donc de culte), le droit des associations (et la plupart des communautés religieuses en font partie) et le droit de manifester. Il convient donc de distinguer entre service public et espace public et ne pas les confondre. Ce que malheureusement certains députés ont tendance à faire y compris lorsque l'on parle des parlements qui ne relèvent pas, à ma connaissance d'un service public, mais qui sont l'espace démocratique dans lequel s'expriment les élus du peuple. Et ces personnes ont été élues en connaissance de cause, peu importe leurs croyances ou leurs tenues vestimentaires!

Écrit par : Maurice Gardiol | 24/04/2018

Cher Monsieur
Merci pour votre sagacité!
Mais n'est-ce pas le fils de l'un des responsable de la Plateforme interreligieuse qui est précisément responsable d'un département concerné???
Dommage que la diffusion des outils internautes ne permette pas, comme autrefois l'imprimerie, de répandre la connaissance et ne donne pas la possibilité à chacun de se documenter et se faire son opinion!
Sophie Scalici

Écrit par : Sophie Scalici | 24/04/2018

Tous à plat ventre devant le coran, la charia?

Pour la plupart d'entre nous est évidente une force qui nous dépasse: on lui a donné différents noms mais cette force qui est insaisissable en tant que telle est réelle et "palpable" en ses manifestations.

Juste avant la Révolution française une femme s'occupa de sa famille puis décida d'entrer au Carmel.
Comme elle attendait d'être accueillie par la Prieure elle fit une sorte de songe.
Des malades, indigents handicapés de mille manières lui demandaient de ne pas les abandonner.
Lorsque la Mère supérieure arriva Jeanne-Antide Thouret, confuse, lui déclara avoir entendu cet appel.
Elle devint sœur des Filles de la charité puis chassée du couvent au moment de la Révolution fonda sa propre congrégation.
Elle et ses religieuses se vouèrent à ce que le songe envoyé à Jeanne-Antide Thouret avait annoncé.
Or, dans la Bible, il est dit que Dieu envoie des songes.

Nous vivons une bien triste époque certainement non étrangère au "détricotage" voulu, déterminé par tant d'êtres ignorants s'exprimant le plus souvent par clichés à défaut d'expérience ... s'acharnant à démolir la religion chrétienne.

Le communisme fit fermer les églises.
Dès sa chute, les fidèles firent rouvrir leurs églises.

L'exemple présenté concernait le catholicisme.
Mais les diaconesses de Saint-Loup concernant leurs soins aux malades sont, furent et demeurent insurpassables.

Faut-il évoquer le souvenir de sœur Julie Hoffmann.
Sa vocation concernant les êtres les plus handicapés?

Des colonnes et des colonnes ne suffiraient pas à nommer les êtres exceptionnels inspirés par cette forme d'amour rayonnant parce qu'inspiré et gratuit!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24/04/2018

Je vous cite, M. Neeser: "(...) à savoir que des hommes et des femmes sont croyants et que leur foi est belle (...)".
Belle ou pas, la foi repose sur des illusions; et bâtir sa vie sur des illusions n'est pas digne du stade de connaissances auquel est parvenu le genre humain.

J'espère que vous aurez le courage et l'honnêteté de publier un commentaire poli qui n'épouse pas vos vues.

Écrit par : Mario Jelmini | 25/04/2018

@ Mario Jelmini. Pas de problème à vous publier car il est vrai que la foi, les fois comme les Eglises ont aussi entretenu des illusions pernicieuses mais ce "progrès" dont vous parlez en évoquant ce "stade de connaissance auquel est parvenu le genre humain" me paraît bien proche des illusions que vous condamnez. La foi peut être aussi une autre manière de comprendre et aimer le monde, ses habitants et leur manière de vivre, belle et horrible.

Écrit par : Daniel Neeser | 25/04/2018

Une « fois » de plus Mario Jelmini décide ce qui est et ce qui ne serait pas en fonction de ses propres convictions. Il a bien entendu le droit d'affirmer et de défendre ces dernières mais de là, à prendre pour des idiots illuminés, celles et ceux qui ne pensent pas comme lui, il y a un pas que seul les esprits les plus obtus osent franchir.

Écrit par : Vincent | 25/04/2018

La foi ne repose pas sur ce que l'on décide ou non.

On évolue par étapes.

Une personne qui se trouve en France observe des paysages français.
Quelqu'un d'autre, ailleurs, voit autre chose.
Ces deux personnes voient différemment mais ce qu'elles observent dépend de leur situation, de leur culture ainsi que de leur éclairage intime.
Ces deux personnes dans le même pays même lieu selon leurs centres d'intérêts n'observeront pas de la même manière ce qui se présente à elles.

Il y a un choix, un libre arbitre.

Peut-on parler d'un dieu d'amour quand il s'agit d'une croyance selon laquelle ce dieu, de l'Ancien Testament, mécontent de vous, se fera la "carie de vos os"?

Le Nouveau Testament nous parle de pardon et de rédemption.
De restauration, de rétablissement.
De revitalisation.
De régénération

de guérison (Jésus se présente à nous comme un médecin uniquement présent pour les souffrants (l'Eglise, de ces malades, fit des pécheurs en se fondant sur ce qui n'est pas le fondement du judaïsme soit l'histoire d'Adam et d'Eve de tradition mésopotamienne tel l'épopée du héros Gilgamesh).

Fondement du judaïsme, l'appel d'Abraham.

Hillel l'Ancien, quasi contemporain de Jésus, enseignait à "ne pas faire à l'autre ce que tu ne voudrais pas qu'il te fit... le restant de la Loi n'étant que commentaires".

Les exégètes ont noté les affinités profondes des évangiles avec l'enseignement de Maître Hillel "l'Ancien" "l'Ancien" non pour raison d'âge mais par signe de respect.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 25/04/2018

Je vous cite, M. Neeser:
« ce "progrès" dont vous parlez en évoquant ce "stade de connaissance auquel est parvenu le genre humain" me paraît bien proche des illusions que vous condamnez. »

Je parle essentiellement des connaissances acquises et des progrès réalisés dans les différents domaines de la science, par exemple en médecine, en physique, en cosmologie. Qu'est-ce que ça veut dire: notre Père "qui est dans les cieux" ? Qu'est-ce que ça veut dire: quand on meurt, on va au ciel ? Dans la Vallée de Joux où j'habite, beaucoup de parents enseignent encore de nos jours pareilles âneries à leurs enfants, qui lèvent alors leur regard vers le ciel. Et les pasteurs se gardent bien d'intervenir.

Non, le progrès dont je parle n'est pas proche des illusions que je condamne, comme vous l'écrivez. Un médecin/chirurgien qui sauve une vie grâce aux connaissances/techniques qu'il a acquises au cours de ses études, ce n'est pas une illusion. Des hommes qui vont se poser sur la lune pour ensuite revenir sur terre, ce n'est pas une illusion. Mon ordinateur, qui me permet de vous envoyer ce commentaire, ce n'est pas une illusion. Peut-on en dire autant de la virginité de Marie, de la résurrection, de l'ascension, de l'assomption ? Tout cela, ce sont des croyances. Et ces croyances, qui sont désuètes, n'ont rien à voir avec la/les connaissance/s.

Écrit par : Mario Jelmini | 25/04/2018

À Vincent, qui a écrit: "(...) un pas que seul les esprits les plus obtus osent franchir."

Vos paroles sont tellement empreintes d'amour pour le prochain que j'en déduis que vous êtes chrétien. Grand bien vous fasse!

Écrit par : Mario Jelmini | 25/04/2018

@ Bernard, qui a écrit:
"(...) le pacte Suisse (...) débute par: "Au nom de Dieu, Amen!""

À ma connaissance, Dieu n'a délivré à personne de procuration permettant de s'exprimer en son nom. Cela vaut aussi pour les prophètes.

Écrit par : Mario Jelmini | 25/04/2018

Excellent billet qui interpelle le citoyen ouvert à la réflexion.

Le "piège de l'insignifiance" que vous développez met le doigt sur la pauvreté d'un débat qui traduit, au mieux un certain mépris de notre histoire, au pire une cécité crasse portée sur les racines de l'humanisme.

Si les députés pataugent dans leurs débats de cette "Loi sur la laïcité", c'est avant tout du fait de notre Constitution cantonale elle-même et plus précisément de son préambule. Je me souviens de ces débats sans fins à la constituante, de 2011 à 2012, pour trouver une bonne formulation, ou plutôt la moins mauvaise, une formulation du préambule susceptible de former une majorité. C'est ainsi que la constituante, dans sa veulerie, nous a servi une soupe fadasse.

La Constitution n'est-elle pas le texte fondamental destiné à baliser le chemin d'une société ? Mais comment voulez-vous éclairer l'avenir en ignorant le passé ?
Dans le préambule de notre Constitution, on cite "l'héritage humaniste" en se bouchant le nez sur les racines même de cet humanisme. C'est triste et lâche et cela fait penser au roman de George Orwell "1984" avec sa description des trous de mémoire.

Préambule de la Constitution genevoise (extrait) :
" Le peuple de Genève,
reconnaissant de son héritage humaniste, spirituel, culturel et scientifique, ainsi que de son appartenance à la Confédération suisse, [...]. "

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/04/2018

Il est significatif que vous me répondiez sur la forme plutôt que sur le fond Mario Jelmini. En effet, par vos affirmations dénuées de doutes et autres accusations méprisantes, vous avez exactement le comportement du fondamentaliste que vous êtes au fond. Fondamentaliste laïque certes, mais fondamentaliste pareil.

C’est votre droit sauf que comme tous vos congénères cette manière d’appréhender la vie me semble singulièrement manquer d’ouverture d’esprit….

Écrit par : Vincent | 26/04/2018

@ Vincent
Je suis fier d'être ce que vous appelez un fondamentaliste laïque. Contrairement à ce que vous pensez, "cette manière d'appréhender la vie" (pour reprendre vos termes) est d'une remarquable ouverture d'esprit. Elle considère qu'il convient de séparer les Églises et l'État, la religion relevant de la sphère privée et chacun étant libre d'avoir la foi (ou l'absence de foi) qui lui convient.
De l'avis des partisans de la laïcité, ce n'est pas le rôle de l'État que d'intervenir dans les questions de spiritualité.

Écrit par : Mario Jelmini | 26/04/2018

Mais qui vous parle d’Etat et même d’Eglises ??

Je n’ai fais que répondre à votre mépris envers les croyants qui ne seraient, selon vos commentaires ci dessus, que des illuminés un peu simplet.

Maintenant si vous admettez que chacun est « libre d’avoir la foi qui lui convient », tout va bien et l’incident est clos.

Écrit par : Vincent | 26/04/2018

Pour les croyants Dieu parle par les prophètes, soit Osée

Dieu, par lui, comme parlant par un micro
- image du micro enseignée par Sri Mataji Nirmala Devi

"Je ne veux pas des sacrifices sanglants
je veux des cœurs repentants."!

Osée pris au sérieux... ou connu... Marie n'aurait pas fait sacrifier deux ramiers au moment de la naissance de son fils

et ce dernier de passage au Temple, y montant... comme on disait alors même si le chemin y conduisant descendait... ce dernier n'y aurait plus trouvés changeurs et vendeurs d'animaux pour les sacrifices

ce qui revient à dire que Jésus non armé d'un fouet n'aurait pas chassé les... "marchands du temple"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/04/2018

Quand on évoque Calvin les prénom et nom de Michel Servet font leur apparition et l'effroyable antisémitisme de Luther, sans oublier, autre sujet, Jung... antisémite notoire, lui aussi, hélas! se chargent de compléter.

Ne jamais faire à l'autre ce que tu ne voudrais pas qu'il te fit.

Il serait parfaitement envisageable que du personnel religieux sincère et socialement et politiquement engagé présente des plaidoyers en ces temps de marché rien que de marché, de cynisme et d'inégalités croissantes... la malhonnêteté, du moment que cela rapporte! devenant vertu ce qui confirme les paroles évangéliques selon lesquelles à la fin des temps il y aura inversion des valeurs.

Les temps ont évalué, la loi sur la laïcité n'est pas adaptée aux problèmes contemporains.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/04/2018

Myriam Belakovsky a écrit:
«Jésus non armé d'un fouet n'aurait pas chassé les... "marchands du temple"!»

Chasser tous ces commerçants des abords du Temple, comme Jésus l’a fait, fut un acte louable et courageux. Mais cela ne pouvait représenter qu’une étape. D’ailleurs, les marchands n’ont pas tardé à revenir sur les lieux et à reprendre leurs activités. Tant que Dieu sera dans le Temple, il y aura des marchands sur le parvis. Alors, je pose la question: la véritable solution ne consisterait-elle pas à... chasser Dieu du Temple?

Écrit par : Mario Jelmini | 27/04/2018

Les commentaires sont fermés.