A propos du contrôle démocratique de l'aéroport

S’accrocher désespérément ou renoncer volontairement. Les enjeux de la votation me semblent clairs.

Soit on continue comme avant avec quelques retouches cosmétiques (le contre-projet), soit on accepte de changer radicalement de paradigmes, de culture économique et de vision de notre vivre ensemble.

 

Cette votation est l’occasion, - la dernière ?- de se mettre ensemble pour effectuer ce changement ou alors il nous sera imposé par les forces de l’économie, par le Marché ce nouveau dieu à multiples visages: désirs vacanciers, flux migratoires ou professionnels…

Contrôle, oui !

Il s’agit bien d’un contrôle comme le prétend l‘initiative. Reprendre, ou prendre car c’est nouveau, prendre le contrôle de ce qui, depuis trop longtemps, échappe au démos, le terme grec de peuple qui, avec cratos (force), construit la démocratie, force du peuple. Mais attention ! prenez le mot peuple dans son sens simple d’Ensemble d’hommes vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d’institutions (Le Petit Robert, éd. 1977).

CEVA-Léman express, exemple de fonctionnement démocratique

A l’image du CEVA-Léman express, ce projet de modifier fondamentalement notre rapport à l’aéroport de Genève-Cointrin et d’en prendre les commandes est une belle opportunité. Ce ne sera pas simple, mais les grands projets ne le sont jamais quand il s’agit de changer fondamentalement et l'aventure Léman express l’illustre parfaitement.

Evolution? Non révolution! Et maintenant ou ce sera jamais.

Comme le pressentent les milieux opposés, il s’agit rien moins que d’une révolution : partager le pouvoir avec l’économie, équilibrer bien-être commun et consommation débridée, vie locale et relations internationales. Mais, surtout, saisir maintenant l’occasion de changer ensemble avant qu’on y soit forcé par des forces que nous ne contrôlons déjà plus.

 

Commentaires

  • OUI à l'IN Et c'est NON au contre-projet !
    L'exécutif ne veut pas prendre ses responsabilités? Cet exécutif incapable, forçons-le à assumer ses responsabilités.

  • En précision de l'IN163: il en va du contrôle, et des prérogatives étatiques telles que définies par toutes conventions, et de la fin des actuelles discrimination à l'emploi opérées via sous-traitances:

    en effet, personne sur ces blogs (ni Hommelibre, ce belgo français si actif dans le domaine de toute discrimination) n'a jamais relevé que via la sous-traitances de la sécurité, domaine sensible dit-on, ce sont des employés sous-payés en sous-traitance (Custodio), qui assurent cette même sécurité au max (machines en panne etc),et ce, aux conditions (sans poses, horaires décalés) mais aux salaires sous-payés (pas de 100%, des 80% imposés à 3'500/mois, et zéro vacances) en comparaison des employés directs de GVA Airport.

    Où la discrimination n'est pas intersexe, mais appliquée dans la sous-traitance imposée et autorisée par nos édiles.

  • Quand j'écris "zéro vacances*: les employés célibataires, contraints à du seul 80* de salaire et d'emploi, sont par contre obligés de zapper tout congé, tout week-end, y inclus obligés "d'assurer" les réveillons des 24 décembre et de reprendre le lendemain, puis d'assurer le réveillon du 31.
    Obligés d'astreinte, et ce sans indemnité et sans droit de congé de reprise. Ce qui n'est pas le cas des employés de GVA Airport qui, pour les mêmes accréditations (qui sont fédérales) font le même job que leurs collègues (Custodio soit cette entreprise en mains suédoise qu'est Securitas) mais ont droit à des salaires supérieurs et à des conditions de travail plus favorables.

    Il n'y a pas qu'Uber pour détourner ses obligations de toute fiscalisation, au détriment de ses employés. Qui, travaileurs, n'ont plus qu'un statut d'esclave
    Vous comprenez ?

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