28/01/2014

La colère de D. de Buman

Il a raison d'être en colère, le député, en voyant son projet de loi s'attaquant uniquement aux sacs en plastique non biodégradables être transformé en interdiction de tous les sacs, en papier ou non, distribués par les magasins.

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10/09/2013

Otez ces traces…

Place des Nations, vers la Broken Chair, un homme, probablement Tamoul, debout, témoin silencieux et paisible, devant un bouquet de fleurs.

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19/07/2013

Mandela n'a pas mérité ça!

Ou quand les charognards passent à l'attaque.

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28/02/2013

L’ours et les noctambules

J’ai été interpelé par la simultanéité du débat sur la coexistence de l'ours dans nos montagnes et de celle des habitants des villes et des noctambules et par la violence de certains propos.

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25/01/2012

Maria ou le partage de l'impuissance

Elle est de nouveau là, Maria, avec ses maigres bagages, son pas claudiquant, ses larmes, son odeur de pauvre mais avec son énergie et l'opiniâtreté avec laquelle elle défend sa vie, celle de son fils malade dans cette lointaine Roumanie et celle de sa mère.

 

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29/07/2011

Le tueur fou est un des nôtres. Oui !

Le tueur fou est « un des nôtres » remarque l’anthropologue H. Eriksen interviewé par La Tribune du 26 juillet. D’autres commentaires, comme celui du Temps du 25 juillet, comparent la Norvège à la Suisse « deux pays riches, démocraties exemplaires et paisibles que cette analogie doit interpeller ». Cet attentat-là est un attentat qui nous concerne, y déclare le politicien Y. Perrin. Dans cette note, je désire attirer l’attention sur une autre dimension, celle de notre fragilité, voire de notre peur, illustrée par ces contestations.

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25/02/2011

Nannofolie

Perverse Migros, enfants piégés, pauvres mamans! Mais je rêve!

On parle de mamans condamnées à acheter pour plus de 1000,- fr, d'enfants qui les forcent à aller dans la Migros du coin ou dans telle autre tel jour de la semaine, de millions de cets petits trucs achetés. On pleure sur ces pauvres mamans, il faut les protéger ainsi que leurs petits, que la FRC s'en mêle, et bientôt la justice?


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18/12/2009

Me Warluzel : des propos irresponsables

Me Warluzel : vous avez tenu des propos irresponsables lors de votre interwiev dans Le Matin du 16 décembre

 

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15/02/2009

Avalanche en soutane et Dieu

Selon certaines déclaration entendues au TJ de ce soir Dieu serait pour quelque chose dans cette catastrophe et les "belles âmes" mortes dans l'avalanche le seraient par sa volonté et celles qui s'en sont sorties aussi...

NON, Dieu n'a rien à faire dans cette avalanche. Aucune volonté divine, aucun destin céleste ne sauraient être invoqués que ce soit pour justifier les vivants ou expliquer les morts. Dans cette histoire il semble même que la fatalité ne puisse non plus être invoquée et que seules la bêtise, l'ignorance crasse (et là on peut parler de péché) soient au rendez-vous. Probablement renforcées par cette prétention de certains religieux d'être au dessus du commun des mortels, d'être tellement proches de Dieu que les lois du monde et la simple intelligence humaine ne comptent pas pour eux.

Pour être plus près du ciel, Ecône est-elle pour autant exemptée de la plus élémentaire décence? On faisait du ski en jupe peut-être encore au début du siècle précédent, mais aujourd'hui, si vraiment ils étaient en soutane...

L'information reçue précise que le groupe n'avait aucun équipement de montagne: "Ne disposant ni de téléphone portable ni de détecteurs de victimes avalanches, les jeunes séminaristes étaient de toute évidence sous-équipés pour une telle randonnée. Ils n'ont pu prévenir les secours qu'en redescendant au barrage". Un rescapé écrit sur un blog catholique qu'après quelques minutes de course difficile pour chercher des secours "nous atteignons la maison des gardiens du barrage. La porte était ouverte, la maison déserte, et près de la porte, un téléphone: la Providence". Non! Il ne s'agit pas de la Providence divine mais soit du hasard, soit du professionnalisme des gardiens de la cabane.

Invoquer Dieu dans cette triste mort est grave, très grave. C'est refuser la responsabilité à laquelle il nous appelle et l'intelligence qu'il nous a donnée. C'est se cacher comme Caïn devant l'appel de Dieu : Où est ton frère?

Mais, maintenant que la mort est survenue et que ces enfants ne seront rendus ni à leurs familles ni à leur Eglise, la prière peut être adressée à Dieu. Oui, si Dieu n'est pas responsable de ces morts, par contre Il est là pour celles et ceux qui sont meurtris, anéantis, pour celles et ceux qui auront perdu la confiance en leur Eglise et en cette Fraternité contestable. Il est là aussi pour les responsables de cette course fatale.

Sur le site de la Fraternité St Pie X on peut lire que "le dimanche 21 janvier 2007, en la chapelle de Sion (Valais, en Suisse), a eu lieu une double prise d’habit et une oblation. Son Excellence Mgr Fellay présidait la cérémonie et célébra la messe dominicale assisté de M. l’abbé Couture, supérieur du distric d’Asie et de M. l’abbé Gresland venu du prieuré de Sierre."

Une autre tâche, une autre forme d'oblation attendent le supérieur d'Ecône: la contrition et la simplicité de demander pardon. Puisse Dieu les lui accorder. C'est ma prière de pasteur.

06/11/2007

Arche de Zoé, un sauvetage qui sent le racisme ?

Après le « sauvetage » des journalistes et hôtesses de l’air par le président Sarkozy  et sa déclaration relative au sort des autres condamnés restés à N’Djamena : « Que chacun rentre à la maison », je ne peux m’empêcher d’y voir une forme nouvelle de racisme : Comment ? Nous  pourrions laisser les nôtres être jugés par des Tchadiens ? Lisez : Comment nous, Européens civilisés, pourrions-nous laisser les nôtres être jugés par des Africains, ces n…oirs (tiens, je pensais à un autre mot, commençant aussi par ‘n’) dont on ne connaît même pas les dialectes, dont la justice sera forcément… cruelle, sauvage, raciste…  Les Tchadiens, qui ne sont pas des imbéciles, ne s’y sont pas trompés, exprimant leur légitime sentiment de honte, pour le moins de frustration, devant cet enlèvement..

 

Au départ de cette affaire se trouve une ONG, certes pas très futée, mais  je gage que d’autres auraient pu, pourront ( ?) tomber dans des difficultés analogues… mais, hélas, cela complique tout et renforce cette impression de racisme. Car en plus de mépriser ou, au mieux, de douter des capacités juridiques du Tchad, on demande en quelque sorte à ce pays de renoncer à son droit et son devoir au nom de l’aide qu’on lui apporte. C’est comme si on disait aux Tchadiens : on vous aide dans votre guerre, on vous assiste et sauve vos enfants que vous êtes incapable de bien élever, alors, de grâce, ne soyez pas trop regardants sur nos méthodes. Vous devriez même nous remercier…
Même s’il y aura très certainement encore des rebondissements dans cette triste affaire, cet enlèvement est un scandale et un contre-sens tant au plan politique que juridique. Le plan juridique : l’un des principes fondamentaux du droit, reconnu par tous les pays, prévoit qu’un délit soit jugé sur le lieu et selon les lois du pays où il a été commis. Le contraire serait-il acceptable, qu’un président africain vienne en Europe et reparte, trois heures plus tard  avec ses compatriotes qui, dans l’un de nos pays, sont accusés de crimes graves ?
Que les sanctions ne soient pas partout les mêmes, que la rigueur soit plus grande ici, plus douce ailleurs, que les gardiens de prison aient la peau noire ou blanche, ne change rien à l’affaire.
Au plan politique ensuite, cet enlèvement est à l’opposé de la philosophie de beaucoup des œuvres d’entraide nationales et internationales pratiquée depuis des décennies. Après les siècles du colonialisme puis ceux du néocolonialisme, après les années de paternalisme, ces œuvres ont évolué vers des formes de cogestion, de responsabilisation et de respect des partenaires. Oter au Tchad sa responsabilité de juger lucidement cette affaire et de condamner légalement celles et ceux qui seront reconnus coupables relève de ce respect demandé et déjà heureusement exercé. Si cette opération « arrange » le président tchadien, ce serait encore pire et, comme s’interroge votre rédacteur A. Grosjean dans l’édition du 5 novembre : « quel prix a payé Sarkozy au Tchad pour pouvoir jouer les sauveurs ? » J’ajoute : quel prix le peuple tchadien va-t-il payer ? Et je demande, même si une convention d’entraide juridique existe entre ces deux pays, au nom de quel principe sinon économique ou militaire, on peut ainsi, officiellement et par l’action du plus haut personnage d’un pays, son président,  voler à la justice d’un pays des personnes qui sont soupçonnées de délits graves ? 

 

28/09/2007

Le forcené des Rues Basses est un prophète

Le "forcené des Rues Basses" a fait la une des  journaux. Il faut dire que, si son premier acte était relativement anodin et, surtout, logique vu l'atmosphère qui entoure les prochaines élections, son deuxième (dernier ?) est plus impressionnant, même s'il n'impliqua aucune violence contre les biens et les personnes.

Le compte-rendu publié par GHI de sa brève - et utile - rencontre avec M. Chevrolet donne cependant à penser. Cet homme est probablement psychiquement fragile, peut-être aussi socialement. Mais nullement dangereux, il a été rapidement libéré. Il serait putôt en danger lui-même et, dans ce sens, apparaît comme le représentant de tous ceux et toutes celles qui, même "normaux", sont fragilisés par la campagne  l'UDC.

Ce parti donne une image, voulue ou non c'est à lui de le dire, de l'exaltation de la puissance, celle de la Patrie, du Droit et de la Justice (à aplications variables !), celle de Qui-A-Raison, de Qui-Est-Du-Bon-Côté. Le revers de cette image, son ombre portée est le mépris des petits, des autres, de celles et ceux qui, par choix ou par nécessité, sont en bas de l'échelle, exclus, marginalisés, celles et ceux aussi qui osent penser autrement, sans pour autant être des "étrangers" au sens udéciste. Ceux-là resteront dans le troupeau blanc-pur - ils paissent dans le même pâturage - mais seront vite désignés comme pas assez blancs, un peu mâtinés de gris ou de noir.

Le forcené des Rues Basses est un prophète, non pas dans le sens populaire de qui devinerait ce qui se passera, mais dans le sens biblique de qui révèle ce qui est, qui se passe maintenant et que peu de gens voient. Prophète parce qu'il est fragile donc sensible, il rèvèle des dangers latents : dans ce qui se passe, dans les valeurs répandues par ce parti, se trouvent les germes d'une violence plus grande, celle qui boutera hors de l'espace vital de l'UDC quiconque n'en aura pas épousé les valeurs. Cet homme n'est pas dangereux, aucun prophète ne le fut jamais ni ne le sera, mais il est en danger, comme tout prophète... et comme nous.